L'Actualité européenne décodée

SOMMAIRE: 

* La fin du traité CECA

* Le Danemark

* Priorités de la Présidence danoise de l'Union européenne

* Le bicentenaire de Victor Hugo

 

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La fin du traité CECA  

Le 23 juillet 2002, après cinquante ans de bons et loyaux services, la première organisation européenne supranationale s'est éteinte.

A Bruxelles, le drapeau de la CECA a été définitivement descendu et remplacé par une bannière aux couleurs de l'Europe d'aujourd'hui. Entré en vigueur pour cinquante ans, le 27 juillet 1952, le traité CECA a vécu et ses institutions ont été progressivement fusionnées avec celles de l'Union. Le Comité consultatif de la CECA a intégré le Comité économique et social, et le bas de laine de la CECA (1,6 milliards d'euros) a été attribué à la recherche. Les houillères employaient dans les années 50 deux millions de travailleurs, l'acier 700 000. Aujourd'hui, il reste un peu moins de 87 000 mineurs et 276 000 sidérurgistes en Europe. Une nécessaire restructuration accompagnée par la CECA …

Un peu d'histoire …

Faire l’Europe pour ne plus faire la guerre : cette idée qui présentait déjà une certaine actualité dans l’entre-deux guerres (projet Briand, mouvement Paneuropéen du comte Richard Coudenhove-Kalergi) se concrétise après la Seconde Guerre mondiale avec la naissance de la Communauté européenne du charbon et de l’acier.

Les principes fondateurs de la Déclaration Monnet-Schuman

« Faire l’Europe, c’est faire la paix » : une intégration économique au service d’un projet politique

Assurer les bases d’une paix durable entre l’Allemagne et la France, tel est l’objectif fondamental. Charbon et acier étaient censés offrir un terrain exceptionnellement favorable à une première expérience de collaboration entre les ennemis d’hier encore séparés par les souvenirs et les soupçons. Les gisements de fer et de charbon de la Belgique, de la Ruhr, de la Lorraine constituaient une unité géologique, géographique, économique. Les frontières y étaient artificielles ; l’unité y serait le retour à la nature, à la raison.

C’est la recherche d’instruments propres à bannir la guerre d’Europe à tout jamais, qui a caractérisé les négociations sur le traité de la Communauté Charbon Acier. Des siècles durant, la politique extérieure a été marquée en Europe par des coalitions et des contre-coalitions entre grandes puissances, par la violence guerrière et les revanches. Français et Allemands se sont fait 29 fois la guerre en quatre siècles, soit en moyenne une fois tous les quatorze ans. Français et Allemands se sont fait 29 fois la guerre en quatre siècles, soit en moyenne une fois tous les 14 ans. Le concept d’intégration européenne a permis pour la première fois de briser efficacement et durablement cette spirale infernale. L’idée de fond était de définir un cadre dans lequel les divergences d’intérêt des Etats membres pouvaient être réglées de manière rationnelle et selon des procédures déterminées et où des intérêts contradictoires pouvaient être conciliés et ramenés à des intérêts communs.

Unir les hommes, trouver l’intérêt commun

« Il me semblait que j’avais toujours suivi la même ligne continue dans des circonstances différentes, sous des latitudes différentes, mais avec une seule préoccupation : unir les hommes, régler les problèmes qui les divisent, les amener à voir leur intérêt commun ». « Je n’ai jamais pensé qu’on pouvait changer la nature des hommes. Mais en modifiant le contexte dans lequel ils agissent, en leur donnant les mêmes règles, les mêmes institutions démocratiques, on peut les amener à se comporter différemment les uns vis-à-vis des autres. Dans la Communauté, les Européens apprennent ainsi à vivre ensemble comme un même peuple. Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons les hommes ».Jean Monnet, discours, Washington, 30 avril 1952

L’égalité entre les Etats

L’un des principaux apports du plan Schuman est la rupture avec une politique de contre-poids envers l’Allemagne -celle de Poincaré reprise à la Libération par de Gaulle- et l’acceptation d’un avenir commun.

A la fin de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne est désignée comme « responsable de la guerre » et la diplomatie française a pour principal souci de « faire payer l’Allemagne ». Pour Jean Monnet notamment, les constructions hégémoniques sont incompatibles avec les principes de démocratie et l’égalité. Pour cette simple raison, aucune construction hégémonique, de quelque nature que ce soit, ne pouvait être envisagée comme base d'une construction européenne.

Le point de départ du système est la reconnaissance de l’égalité des droits des participants. Pour des raisons évidentes, c’est cela qui a emporté l’adhésion enthousiaste d’Adenauer la première fois que le plan Schuman lui a été présenté.

« Du jour où je me suis occupé d’affaires publiques, j’ai compris que l’égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. Il n’y a pas de paix durable lorsqu’elle est fondée sur la discrimination. ». Jean Monnet, Mémoires

L’égalité se révèle aussi importante entre les nations qu’entre les individus. C’est le fondement de la confiance réciproque, et donc du rassemblement des hommes.

Les force des institutions

La signification institutionnelle de la Communauté paraît plus importante encore que la signification économico-sociale. La Communauté modifie véritablement les relations entre Etats.

Les auteurs du Plan Schuman ont tenu compte des expériences de la Société des Nations et ont recherché une meilleure organisation des pouvoirs. Ils ont surtout voulu aller beaucoup plus loin dans la voie du transfert des souverainetés. En 1950, il s’agissait de créer une institution nouvelle au sens plein du terme, indépendante de toute idée nationaliste.

Dans un système de coopération inter-nationale, des Etats s’associent en vue d’atteindre certains objectifs, déléguant éventuellement l’exercice de certains pouvoirs, mais sans renoncer essentiellement à leurs compétences et à leurs prérogatives d’Etats. L’expérience supranationale procède tout différemment. Les six Etats signataires du traité instituant la Communauté ne se sont pas bornés à inscrire dans un texte leur volonté de coopérer, ils se sont dessaisis pour cinquante ans de certaines de leurs compétences, de certains de leurs pouvoirs, pour les transférer à une Autorité indépendante vis-à-vis d’eux, soumise à des contrôles juridictionnels et parlementaires.

Le Plan Schuman était donc proprement politique dans son but : la paix par la création d’une Europe unie et d’une Allemagne intégrée dans l’Europe mais aussi dans sa méthode d’abandon de parcelles de souveraineté à une organisation extérieure aux Etats, capable de déterminer et de mettre en œuvre l'intérêt commun.

Les parlements ratifient vite le traité et, le 10 août 1952, Jean Monnet est nommé président de la "Haute Autorité" qui s'installe à Luxembourg. Il déclare alors : "De quoi s'agit-il ? de rendre graduellement européen ce qui est national. Les choses suivront dès que les circonstances le permettront. La forme juridique que prendra cette Europe, on ne le sait pas."

Le témoignage de Max Kohnstamm,
ancien collaborateur de Jean Monnet,
membre de la délégation hollandaise en charge
des négociations sur le traité CECA

Pour Monnet, la CECA n'était "que le début d'un processus pour organiser l'unité non seulement dans le domaine économique, mais aussi en matière de politique étrangère, là où seule une action commune serait à même de traiter sérieusement les problèmes économiques et politiques de notre époque."

"L'objectif de Monnet était-il donc de transformer l'Europe en une nouvelle superpuissance ? Dans un discours prononcé à Londres au début des années 60, il a soulevé lui-même cette question. Et Max Kohnstamm nous a cité sa réponse : l'unité en Europe ne crée pas un nouveau genre de grande puissance. Il s'agit d'une méthode pour introduire des changements en Europe et, par voie de conséquence, dans le monde. Les gens sont tentés de voir la Communauté européenne comme un Etat potentiel du XIXème siècle, avec tous les aspects de puissance que cela implique. Mais nous ne sommes plus au XIXème siècle et les Européens ont bâti la Communauté européenne précisément pour trouver une sortie aux conflits auxquels la philosophie de puissance du XIXème siècle avait donné naissance. L'unité européenne n'est pas un programme, ni une théorie. C'est un processus qui a déjà commencé, consistant à réunir les peuples et les nations pour qu'ils s'adaptent ensemble aux circonstances changeantes. […] En mai 1950, le Plan Schuman m'a frappé comme un coup de foudre, nous a confié Max Kohnstamm. Je me disais que là se trouvait la solution. Par la suite, j'ai rencontré Monnet, et il m'a profondément impressionné. Son projet était révolutionnaire : créer des liens juridiques ayant force de loi entre les nations libres d'Europe occidentale, vainqueurs et vaincus de la Deuxième Guerre mondiale participant sur un pied d'égalité à cette communauté européenne. La Haute Autorité superviserait le développement et l'essor des industries du charbon et de l'acier dans les pays du Benelux, en France, en Allemagne et en Italie, assurant ainsi un accès égal aux consommateurs et des règles égales aux producteurs. C'était, en vérité, une première étape pour assurer une paix durable en Europe."

Pour Kohnstamm, même des hommes d'Etat aussi remarquables que Schuman et Adenauer n'auraient pas pu, en 1950, conclure un traité de paix entre leurs deux pays. Le problème de la Sarre, à la frontière entre le France et l'Allemagne, et des questions comme le contrôle des industries de la Ruhr, le rendaient impossible à l'époque. La seule manière de surmonter les haines et les craintes mutuelles passait, dans l'esprit de Monnet, par l'exercice d'une souveraineté conjointe, se substituant aux souverainetés nationales." "Face à la crise, la méthode Monnet" in Nouvelle solidarité, 9 août 2002

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Le Danemark

Membre de la CEE depuis 1973

Superficie : 43.093 Km2

Population : 5,3 millions d’habitants

Capitale : Copenhague

Monnaie : la couronne (1 Kr. = 0,134 euros). Ce pays est hors zone euro.

Religion : protestant-luthérien à 85,8 % (le chef de l’Etat doit être luthérien)

Langue : le danois appartient au groupe nordique des langues germaniques, proche du norvégien, de l’islandais et du suédois. Mais il se distingue de ces langues par des apports de mots romans et allemands. Un dialecte frison, proche de l’allemand, est parlé au sud du Jütland.

Géographie

Le Danemark est une presqu’île de l’Europe du Nord qui sépare la mer Baltique à l’est  de la mer du Nord à l’ouest. Par le contrôle des détroits qui font passer d’une mer à l’autre, le Danemark occupe donc une position stratégique. Ce pays compte environ 400 îles (la capitale Copenhague est elle-même située sur l’île de Seeland) et une péninsule, le Jütland, qui constitue la majeure partie du territoire. C’est la raison pour laquelle ce paysage aux 7.300 Km de côtes a fait des danois un peuple résolument tourné vers la mer (Copenhague veut dire «port des marchands »).

Au sud, la seule frontière terrestre est partagée avec l’Allemagne sur 67 Km.

Le point culminant du Danemark est une colline de 173 m (Yding Skovhøj).

Océanique, le climat est relativement tempéré : mars, le mois le plus froid, peut descendre à

–12°C, et juillet, le mois le plus chaud, peut atteindre 30°C.

Le Groënland («pays vert ») et les îles Féroé («îles aux moutons ») appartiennent au Danemark mais possèdent un statut d’autonomie qui leur permet de décider souverainement dans certains domaines. Par exemple, les îles Féroé ont choisi en 1974 de rester en dehors de la CEE. Le Groënland, lui, adhère à la Communauté en 1973, mais la quitte en 1985, par un référendum de 1982 qui voit le «oui au retrait » l’emporter à 52 %.

Institutions et politique

Le Danemark est une monarchie constitutionnelle, ce qui signifie que dans la constitution danoise, le chef de l’Etat est une reine (ou un roi) qui doit nommer un chef de gouvernement en fonction de l’issue des élections législatives. Ces élections désignent 179 députés tous les 4 ans, qui vont siéger dans l’unique chambre du pays, le Folketing (le Parlement). A noter que la deuxième chambre, le Sénat (Landsting), a été supprimée en 1953.

Depuis 1972, Margrethe II est reine du Danemark. Elle serait issue d’une lignée commencée avec Gorm le Vieux il y a 1000 ans. Elle a épousé Henri de Laborde de Montpezat, un Français du Querçy, devenu depuis le Prince Henrik de Danemark.

L’actuel chef du gouvernement est le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen, chef du Parti libéral, vainqueur des élections législatives du 20 novembre 2001.Pour la première fois depuis  72 ans, les électeurs ont porté au pouvoir une majorité de droite au Folketing.

Le Danemark et l’Union européenne

En juin 1992, un premier référendum rejeta l’adhésion au traité de Maastricht avec 50,7% de non. Au pouvoir de 1993 à 2001, le Premier ministre social-démocrate (gauche) Poul Nyrup Rasmussen, artisan d’un «compromis national », négociateur de mesures de transition avec la Communauté européenne, parvint à faire accepter par un nouveau référendum en mai 1993 le traité de Maastricht amendé avec 56,8 % des voix (les Danois ratifiaient le traité sans la clause de la monnaie unique et sans participer à la Politique étrangère et de sécurité commune). De nouveau, par un référendum tenu le 28 septembre 2000, le peuple danois avait rejeté l’adhésion de son pays à la zone euro par une majorité de 53 % des voix. Selon un sondage de septembre 2002, 61 % des Danois seraient favorables à l’euro (institut  Megafon).

Présidence de l’Union européenne

La présidence de l’Union européenne est assurée à tour de rôle par chaque Etat membre. Depuis le 1er juillet 2002, le Danemark a succédé à l’Espagne pour 6 mois avant de laisser la présidence à la Grèce au 1er janvier 2003. A ce titre, le Danemark s’est engagé à concentrer ses efforts sur : l’achèvement des négociations propres à l’élargissement ; la liberté, la sécurité et la justice ; le développement économique durable ; la sécurité alimentaire et les responsabilités de l’Union européenne sur le plan mondial.

Concernant l’élargissement, le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de Copenhague des 12 et 13 décembre 2002 devra établir la liste des pays candidats remplissant les conditions requises pour l’adhésion à l’UE. En effet, une dizaine de pays sont sur le point d’achever le long cycle de négociations et pourraient rejoindre l’Union en 2004.

Histoire

Le Danemark est l’une des plus anciennes monarchies d’Europe.

Descendus de Scandinavie, les Vikings s’installent dans le pays vers 500 apr. J.-C. Parmi eux, les Danois prennent une grande part aux expéditions en Angleterre et dans le royaume des Francs où ils sèment la terreur. Vers la fin du VIIIème siècle, des clans danois commencent à former un royaume qui s’étend de la Suède jusqu’en Allemagne. Le nom «terre des Danes » apparaît pour la première fois vers 940 : c’est la fin de l’ère viking. La conversion des Danois au christianisme commence avec le baptême vers 960 de Harald à la Dent bleue : c’est le début du royaume du Danemark.  

Le drapeau danois est l’un des plus vieux du monde.

Selon la légende, l’origine du drapeau danois remonte à une bataille entre le roi Valdemar II et les Estoniens, en 1219, pendant laquelle des éclairs blancs découpèrent le ciel de feu. Ce signe, venu de Dieu, redonna courage aux soldats danois et leur permit  d’obtenir la victoire. Le «dannebrog » (du frison dan – rouge et broge – pièce de tissu colorée) fut officiellement adopté par la famille royale en 1397.

Les Danois sont très attachés à leur drapeau et ne manquent pas une occasion pour l’arborer.

Jusqu’au XIVème siècle, la dynastie des Valdemar a consolidé le royaume du Danemark pour en faire un Etat fort, dominant toute l’Europe du Nord : c’est l’Union de Kalmar, en 1397, qui réunit en un seul Etat le Danemark, la Suède et la Norvège. L’union avec la Suède prendra fin en 1521, mais l’union avec la Norvège se prolongera jusqu’en 1814 !

En 1536, la Diète danoise impose le luthéranisme comme religion d’Etat ce qui provoque une guerre civile : la persécution s’abat sur les non-protestants et en 1624 la peine de mort est décrétée contre les prêtres catholiques.

Le XVIIème siècle est placé sous le signe de l’absolutisme royal (constitution de 1665) avec l’appui de la bourgeoisie et du clergé luthérien : le souverain est tout puissant, comme dans la plupart des monarchies européennes. Sous le règne de Frédérik VII, le régime s’assouplit, l’absolutisme est abandonné et le pays se dote en 1849 d’une nouvelle constitution plus libérale fondée sur la séparation des pouvoirs.

Après la défaite écrasante des conservateurs (qui ne souhaitaient pas étendre le suffrage universel à toutes les élections) en 1901, le roi doit s’incliner devant le régime parlementaire et appelle au pouvoir les partis de gauche. La constitution de 1915 accorde le suffrage universel à tous et surtout aux femmes (en France, le vote des femmes est accordé en 1944).

Neutre pendant les deux guerres mondiales, le pays est cependant envahi sans combats par les nazis dès avril 1940. Le roi est emprisonné, la police danoise refuse de collaborer avec l’occupant et 20 navires de la marine danoise sont sabordés.

Après la guerre, le Danemark adhère à l’OTAN en 1949 et principal partenaire commercial du Royaume-Uni, il rejoint l’AELE (Association européenne de libre-échange) en 1959. Si bien qu’en 1973, lorsque le Royaume-Uni intègre la C.E.E., le Danemark rejoint aussi le Marché commun, source de débouchés pour ses exportations de beurre, de lait et d’œuf (en 1970, l’agriculture danoise assurait les ¾ des exportations du pays).

Arts, sciences et culture

Les contes de Hans-Christian Andersen (1805-1875) notamment Le vilain petit canard, et La petite sirène (1837) sont de renommée mondiale.

La petite sirène

Dernière fille du Roi de la mer, elle sacrifia sa voix et sa queue en écailles pour gagner l’amour d’un prince dont elle avait sauvé la vie au cours d’une tempête. Le prince la repoussa, elle se jeta alors à la mer, son corps se transforma en écume et elle devint un ange.

Dans le port de Copenhague, le sculpteur Edvard Eriksen a façonné une statue en bronze de la petite sirène en 1913, en prenant sa femme pour modèle. Plusieurs fois la statue a été vandalisée (tête et bras arrachés), mais elle fut toujours restaurée. Elle demeure l’un des grands symboles du Danemark.

La ferme africaine de Karen Blixen (1885-1962) a connu un grand succès, notamment par son adaption au cinéma (Out of Africa avec Robert Redford et Meryl Streep).

Bertel Thorvaldsen (1768-1844) est reconnu comme l’un des plus grands sculpteurs danois, notamment par la décoration de la cathédrale de Copenhague et son chef-d’œuvre Le Christ et les 12 Apôtres.

Les Danois sont célèbres pour leur maîtrise du design. L’un des grands designers danois est Arne Jacobsen (1902-1971), fameux pour ses réalisations dans le domaine du mobilier, voire certains appareils ménagers (escaliers, meubles, chaises, casseroles, couverts, robinets mitigeurs, etc.). Le design danois mêle la finesse et l’esthétisme à une simplicité et une solidité à toute épreuve.

Au printemps 1995, le réalisateur Lars Von Trier a présenté une nouvelle formule cinématographique. Avec la complicité de son collègue, Thomas Vinterberg, ils ont créé un ensemble de règles qui exige l’utilisation d’extérieurs authentiques sans accessoires, une caméra tenue à la main, la proximité du temps et du lieu d’action, et proscrit les effets spéciaux et «l’action superficielle ». Ce mouvement, «manifeste Dogme 95 », a mis le cinéma danois à l’ordre du jour et connu un certain succès international.

Le Danemark a contribué à la science grâce à des savants comme Tycho Brahe (1546-1601), qui par ses travaux, permît à son disciple, l’astronome allemand Kepler, la découverte des lois régissant le mouvement des planètes, Ole Rømer (1644-1710) qui calcula la vitesse de la lumière, Niels Bohr (1885-1962) qui reçut le prix Nobel de physique en 1922 pour ses travaux sur la fission de l’atome ou encore Henrik Dam (1895-1976), lui aussi prix Nobel, qui révéla la vitamine K, nécessaire à la coagulation sanguine.

Folklore et gastronomie

Des défilés, des foires et des animations sont organisés le 5 juin pour la fête nationale, en mémoire de l’adoption de la première constitution, en 1849.

Le 23 juin, à la Saint-Jean, des bûchers sont allumés toute la nuit dans la campagne et le long des côtes pour célébrer le solstice d’été. 

A la Saint-Martin, le 11 novembre, pour marquer le début du jeûne avant Noël, on mange l’oie en famille.

Bien entendu, le père Noël («Julemanden ») apporte les cadeaux le soir du 24 décembre.

Au cours de ces festivités, vous pourrez goûter notamment, au hareng mariné (au curry, à l’aneth, à la crème,...), aux œufs brouillés à l’anguille fumée, aux boulettes de porc et veau (« frikadeller »), à du gibier rôti ou du porc rissolé. Le tout servi avec un des 200 pains danois au choix («smørebrød ») et arrosé d’une bière Carlsberg ou Tuborg. Après un café, dont les Danois sont grands consommateurs, les plus grands dégusteront (avec beaucoup de modération) l’akvavit, une eau-de-vie très forte à base de pomme de terre.

Pour s’amuser, les plus jeunes retiendront la célèbre petite brique danoise, le Lego ainsi que son parc d’exposition Legoland. Le Danemark est le royaume de la «petite reine » : Un Danois sur deux possède une bicyclette. A Copenhague, les city bikes (vélos de ville) sont disponibles depuis 1995 moyennant une caution de 20 couronnes (2,68 euros). Vous pouvez alors vous déplacer dans la ville à tout moment de la journée pour notamment rejoindre le plus grand parc d’attraction de l’Europe du Nord, les Jardins de Tivoli, ou s’arrêter à un embarcadère pour monter sur un ferry qui vous emmènera sur les canaux. Au fil de l’eau, vous apercevrez peut-être sur une île une ancienne garnison militaire désaffectée et squattée il y a une trentaine d’années, Christiania, devenue un véritable marché artisanal.


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Priorités de la Présidence danoise de l'Union européenne :

 juillet-décembre 2002

La présidence de l'Union européenne est assumée à tour de rôle par chaque Etat membre. C'est le Danemark qui succède à l'Espagne à compter du 1er juillet 2002. Il a donc présenté les thèmes qui sont prioritaires pour lui et qu'il souhaite voir avancer d'ici la fin de sa présidence. Le mot d'ordre de cette présidence est "une seule Europe", ce qui implique en priorité de mener à bien le futur élargissement.

Placées sous le signe de la transparence, les priorités de la présidence danoise s'articulent autour de cinq thèmes: l'achèvement des négociations relatives à l'élargissement; la liberté, la sécurité et la justice; le développement économique durable; la sécurité alimentaire et les responsabilités de l'Union européenne sur le plan mondial.
A ces thèmes principaux s'ajoute la nécessité de préparer les institutions de l'Union à l'élargissement et plus particulièrement le Conseil de l'Union européenne selon les décisions, prises lors du Sommet européen de Séville (juin 2002) concernant son organisation et son fonctionnement. Enfin, un élan supplémentaire sera donné à la discussion sur l'avenir de l'Union européenne, en vue de la conférence intergouvernementale de 2004. Le parlement danois renforcera également la coopération entre les parlements nationaux.

LES NEGOCIATIONS RELATIVES A L'ELARGISSEMENT

Objectif principal du Danemark, les négociations en vue de l'élargissement devront aboutir fin 2002. Le Conseil européen de Copenhague en décembre devra établir la liste des pays candidats qui remplissent les conditions requises pour l'adhésion. Dix des pays candidats sont sur le point de remplir ces conditions et sont donc susceptibles d'adhérer à l'Union européenne en 2004, il s'agit de: Chypre, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la République Tchèque et la Hongrie. Cependant certaines questions difficiles sont encore en discussion, comme la politique agricole commune. Des efforts doivent également être fournis concernant la capacité administrative ou le soutien de la population à l'adhésion. En outre, la présidence danoise devra contribuer à l'élaboration de la position de l'Union européenne sur les questions financières relatives à l'élargissement.

S'agissant des autres pays désirant adhérer mais ne remplissant pas les conditions nécessaires, la Bulgarie et la Roumanie, la présidence entend faire progresser significativement les négociations. Elle travaillera également au rapprochement avec la Turquie et renforcera les liens avec les nouveaux voisins de l'Union (Ukraine, Biélorussie et Moldavie).

LIBERTE, SECURITE ET JUSTICE

* Lutte contre le terrorisme

L'Union européenne va poursuivre la lutte contre le terrorisme, notamment dans le cadre de sa politique étrangère et de sécurité commune et en insérant des clauses anti-terrorisme dans les accords avec les pays tiers. Elle aura également un rôle à tenir au sein de l'ONU et dans les autres enceintes internationales : maintien d'une coalition internationale, élaboration de conventions, non-prolifération, prévention du terrorisme... Le Danemark souhaite également insister sur la nécessité de mener une politique de développement et de soutien à la démocratie pour lutter efficacement contre le terrorisme.

* Lutte contre la criminalité

L'élargissement implique un renforcement de la coopération judiciaire et policière en matière pénale et un renforcement du contrôle aux frontières. Ainsi, le système électronique d'information Schengen devra être développé. L'action anti-drogue de l'Union devra également être poursuivie, notamment dans la prise en charge des délinquants toxicomanes. Enfin, les échanges entre les différentes polices et les parquets des Etats membres devront être améliorés, ainsi que la coopération douanière (empreintes digitales, antécédents judiciaires, reconnaissance mutuelle des décisions de justice).

* Asile et immigration

Dans la continuité de Séville, la présidence danoise juge prioritaire de déterminer quel pays doit traiter une demande d'asile, de donner une définition commune de la notion de réfugié et de garantir un traitement égalitaire aux ressortissants des pays tiers. Seront également poursuivis les travaux en vue de la création d'une base de données européenne des visas, de la mise en place d'officiers de liaisons, de l'inclusion dans les accords avec les pays tiers de la gestion des flux migratoires, de la lutte contre l'immigration clandestine.

LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DURABLE

La lutte contre le chômage est un objectif majeur pour le Danemark. Il se donne pour objectif de terminer les travaux sur la fiscalité avant la fin de l'année pour que les différents régimes fiscaux soutiennent mieux le marché intérieur afin d'éviter la double imposition, l'évasion fiscale...


La présidence danoise s'emploiera également à améliorer les transports, à développer la société de l'information, à ouvrir le marché énergique, à moderniser les règles de concurrence et du marché intérieur (assurances, crédit, retraites, marché public...). Parallèlement, l'accent sera mis aussi sur la protection de l'environnement et la gestion des ressources. Le Danemark s'engage également à favoriser l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto et à jouer un rôle clé lors du sommet modial de Johannesburg sur le développement durable.

LA SECURITE ALIMENTAIRE

Les efforts doivent se porter sur la poursuite de la réforme de la PAC en insistant sur les caractères sains et surs des produits, sur la sécurité alimentaire et le bien-être des animaux. La réforme de la pêche est également à l'ordre du jour. Il s'agit d'assurer l'avenir de ce secteur tout en préservant les ressources naturelles. La présidence danoise entend insister sur une gestion viable à long terme de la pêche et sur la nécessité d'épargner les stocks de poisson et le milieu marin. Cette réforme doit tenir compte de l'importance économique de ce secteur et des impératifs de protection du milieu marin.

LES RESPONSABILITES SUR LE PLAN MONDIAL

L'Union a de plus en plus vocation à assurer la paix et la stabilité dans le monde. Il est prioritaire pour la présidence danoise de poursuivre dans ce cadre le développement de la politique étrangère et de sécurité commune. Concernant la politique de défense commune, le Danemark ne souhaitant pas conduire la politique européenne dans ce domaine, les travaux du Conseil seront menés par la Grèce.


La politique européenne de sécurité et de défense commune sera renforcée. Les capacités militaires doivent être développées afin d'améliorer le déroulement des missions de l'Union en matière de gestion de crises. La présidence danoise entend contribuer à la mise en oeuvre d'un programme de prévention des conflits. Elle désire aussi rendre plus efficace l'action européenne en matière de droits de l'Homme et de promotion de la démocratie.


La présidence danoise appuiera la participation des pays en développement au commerce mondial et renforcera les liens avec les pays tiers (Russie, Etats-Unis, Balkans occidentaux, Asie...).

Lectures utiles :

- site de la présidence danoise: http://www.eu2002.dk/

Auteur : Sources d'Europe, Centre d'Information sur l'Europe

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Les Etats-Unis d’Europe : 

discours de Victor Hugo au Congrès de la Paix d’août 1849

In Cahiers Européens d’Houjarray n°4, automne 2002

Audrey SORIA

 

Le 22 août 1849, Victor Hugo ouvre, à Paris, le premier congrès de la paix dont il est président. Il prononce à cette occasion un discours important pour l’Europe.

  « Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle serait impossible et qu’elle paraîtrait absurde entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes les nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, comme la Normandie, la Belgique, la Lorraine, l’Alsace, toutes nos provinces se sont fondues dans la France ».

  Lorsqu’il se présente devant ce congrès, Victor Hugo a  déjà une carrière féconde de poète et d’auteur dramatique. Dans les vingt ans qui précèdent ce mois d’août 1849, Victor Hugo n’a semblé vivre que pour son art. Et pourtant, sa volonté d’être acteur de la société était sous-jacente, présente dans ses actes, _ son aversion de la guillotine est ancienne _ présente dans ses textes aussi. Lorsqu’il publie en 1840 un recueil intitulé Les Rayons et les Ombres, un poème attire l’attention. Victor Hugo écrit alors que l’une des fonctions du poète est d’être engagé dans le monde.  « Le poète en des jours impies / Vient préparer des jours meilleurs / Il est l’homme des utopies … / Il se voit, quand les peuples végètent ! / Ses rêves, toujours pleins d’amour, / Sont faits des ombres que lui jettent / Les choses qui seront un jour … / Peuples ! Ecoutez le poète ! / Ecoutez le rêveur sacré ! / Dans votre nuit, sans lui complète / Lui seul a le front éclairé ! / Des temps futurs perçant les ombres, / Lui seul distingue en leurs flancs sombres / Le germe qui n’est pas éclos ».

  La Révolution de février 1848 est l’occasion, pour Victor Hugo, de s’engager concrètement. En juin 1848 il est élu député à l’Assemblée Nationale. En juillet 1849 il soutient, de son autorité morale et charismatique, la proposition de constituer une commission parlementaire destinée à enquêter sur la condition morale et matérielle du peuple : il prononcera, devant l’Assemblée, un discours sur la pauvreté. Enfin, en août 1849, il accepte, à la demande de ses amis français et anglais, la présidence du congrès de la paix.

  Ce congrès est avant tout un congrès pacifiste, avec en son cœur, une question fondamentale : comment maintenir la paix en Europe, à un moment où les révolutions de 1848 ont fait apparaître le désir d’autonomie et de libéralisation de nombreux peuples européens soumis à des monarchies ou des empires autocratiques.

  L’Europe doit d’abord se construire sur la base de la dignité des peuples. Seuls des peuples libres et démocratiques peuvent penser l’Europe. A ce titre, il convient de rappeler que, dès 1837, un mouvement « Jeune Europe » avait été créé, dans le but de réunir des associations nationales autour de la notion de solidarité inter-européenne. Le Printemps des Peuples, qui éclot en 1848, est d‘abord celui de la souveraineté de chaque nation, de la fraternité des peuples et du rassemblement des Européens autour d’espérances communes : la démocratie, le progrès et l’égalité. L’égalité constitue justement le second axe de cette vision de l’Europe de 1849. Pour les congressistes, il s‘agit de mettre fin à la diplomatie de  l’équilibre, telle qu’elle avait été définie au Congrès de Vienne, et de lui substituer une diplomatie des alliances dans l’égalité.  L’arbitrage, reposant sur le droit des nations, permettrait de mettre fin aux affrontements entre nations européennes. Ainsi, au cours de la séance du congrès de Paris du 24 août 1849, les congressistes demandent-ils la suppression des emprunts et des impôts destinés à alimenter les guerres d’ambitions et de conquêtes. Pour exécuter cet arbitrage, ils prévoient une « cour suprême à laquelle seraient soumises toutes les questions qui touchent aux droits et aux devoirs réciproques des nations ».

  Les Etats-Unis d’Europe, appelés de ses vœux par Victor Hugo, s’inscrivent tout à fait dans cette vision pacifiste et humaniste. L’établissement d’un congrès européen, chargé de résoudre les conflits et d’éliminer les injustices, porté par une légitimité électorale issue du suffrage universel, consoliderait des liens déjà existants entre les nations d’Europe. La construction politique, renforçant la civilisation européenne, viendrait ajouter au culturel, au social et à l’économique, le politique. En outre, « un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses les Etats-Unis d’Amérique et les Etats-Unis d’Europe, placés en face l’un de l’autre, se tendrent la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leur génie ».

  Hélas, ce congrès porte en lui-même ses propres limites. Tout d’abord les débats ont quelquefois abouti à des propositions utopiques et abstraites, relevées par la presse de ce mois d’août 1849. Ainsi en est-il du concept même d’Etats-Unis d’Europe : fédération, confédération, la question n’a pas été posée. Les institutions européennes ne sont pas décrites. Le parlement européen, organe d’arbitrage est-il au-dessus des lois nationales (possédant des moyens de contraintes), ou bien ne peut-il que proposer en espérant être suivi ? Autre question non résolue : quelle Europe ? Où s’arrête l’Europe ? Parmi les congressistes on a pu noter une sur-représentation des Anglais (plus de 600), et la présence nombreuse d’Américains, de Hollandais, de Belges et de Français. Point de Russes. Peu d‘Italiens. Pas d’Allemands. Pour les Italiens et les Allemands, leur priorité, après le Printemps des Peuples, est l’unité nationale. Quant aux  sujets de l’empire austro-hongrois, ils évoluent, dès l’automne 1848, vers une autre conception d’Europe : plutôt que les Etats-Unis d’Europe, ils vont penser la Mitteleuropa.

  Et Victor Hugo ?

Son discours a marqué les esprits, à tel point qu’il fait figure de créateur de l’expression des « Etats-Unis d’Europe ». Toutefois, lui aussi, est plongé, après le coup d‘état du prince Napoléon Bonaparte, dans les questions de politique intérieure. Ses combats deviennent ceux d’un exilé, qui lutte pour le retour de la démocratie en France. Mais il n’oublie pas pour autant son rêve prémonitoire. Pour le 80ème anniversaire de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, il plante, dans son jardin de Guernesey, le » Chêne des Etats-Unis d’Europe ». En 1874, il adresse un message aux participants du congrès de la paix de Lausanne, dans lequel il parle pour la première fois des Etats-Unis d’Europe comme d’une fédération européenne. En 1881, il ajoute un codicille à son testament, et lègue ses écrits et dessins à la bibliothèque nationale de  Paris « qui sera un jour la bibliothèque des Etats-Unis d’Europe ».

 

Audrey Soria
Docteur en histoire, chargée de cours à l’université Lyon III

 

Bibliographie:

* Textes réunis par Pascal Ory , 1998, l’Europe ? l’Europe, édition Omnibus (contient les différents textes de Victor Hugo sur l’Europe

* André et Danielle Cabanis , 2002, l’Europe de Victor Hugo : le prophète des Etats-Unis d’Europe, éditions Privat, collection « imaginaire de l’Europe », 2002

* Evelyne Lejeune-Resnick, 1991, «L’idée d’Etats-Unis d’Europe au congrès de la Paix de 1849 » in Revue d’histoire du XIX° siècle, n°7, pp65-72.

  

VICTOR HUGO : FICHE PRATIQUE

 

Une association :
La Société des Amis de Victor Hugo, dont on trouvera la présentation sur le site www.victorhugo.asso.fr
Présidente d’honneur : Mme Jean Hugo
Adresse : 133, Boulevard Raspail
750006 – PARIS
Mail. : amis.hugo@wanadoo.fr

  Publications :
Parmi un très grand nombre de publications ces derniers mois, citons , dans la dimension historique, la revue Histoire, numéro spécial 261, janvier 2002, très riche en bagage critique et ressources diverses (sites Internet, expositions, manifestations, etc…).

Le Parisien du dimanche 3 mars fournit un plan du Paris de Victor Hugo très pratique (domiciles de Victor Hugo, sites des Misérables, sites de Notre-dame de Paris).

 

Manifestations :
La plupart ont déjà eu lieu.

*  Citons le spectacle inattendu de 180 élèves s’affrontant sur la scène de la Comédie française le 3 avril 2002 dans le spectacle Réminiscences d’Hernani.


*  A Besançon : - au Musée des Beaux Arts, V. Hugo vu par Rodin, jusqu’en janvier 2003
 -   au  Petit Kursaal: colloque Victor Hugo  politique du 11 au 13 décembre 2002                (renseignements : 03 81 61 50 50)
 -   le CRDP de l’académie de Besançon propose à cette occasion des éditions          exceptionnelles, disponibles sur son site internet : www.crdp.ac-besançon.fr

 

Des lieux :

1- Maison de Victor Hugo à Paris,
4, Place des Vosges
75004 – PARIS
Métro Bastille ou Saint-Paul
Tel : 01 42 72 10 16
Fax : 01 42 72 06 54

2- Maison de Victor Hugo  à Guernesey : Hauteville House

3- Musée Victor Hugo à Villequier, Seine Maritime (02 35 56 91 86)

 

Des sites Internet :

Il en existe un très grand nombre, dont beaucoup sont nés à l’occasion de la célébration du bicentenaire (Cf. revue Histoire déjà citée, p.106)

Citons, parmi les plus riches  ou les plus précieux :

-  www.Civiseuropeanus.org/idea/hugo.html (qui fournit le discours de Hugo au Congrès international de la Paix de 1849)

-     http://grouphugo.div.jussieu.fr