L'Actualité européenne décodée

 

SOMMAIRE: 

   

*La Grèce à la présidence de l’Union européenne  

* Des nouvelles de la Convention pour l’avenir de l’Europe  

* Conseils européens de Copenhague et d’Athènes: Vers une Europe à 25  

* Une rubrique "Elargisement" sur le site du premier ministre

* Le traité de l'Elysée, un mode d'emploi pour de bonnes relations Franco-allemandes

* Notes

   

 

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La Grèce à la présidence de l’Union européenne

 

Géographie : une presqu'île entre Orient et Occident

5000 ans d'histoire...pour la création du premier Etat grec indépendant en 1830

Système politique, constitution et institutions de la Grèce moderne

La Grèce et l'Union européenne...  

Arts, Culture 

Le retour aux sources: les Jeux Olympiques d'Athènes en 2004

Folklore et Gastronomie 

Le régime crétois  

La philosophie grecque en quelques clics  

La Grèce sur Internet

CARTE

Membre de la CEE depuis 1981

Superficie : 131.957 km²

Population : 10,9 millions d'habitants (recensement de 2001), et une diaspora importante. Plus de 4 millions de grecs demeurent à l'extérieur de la Grèce : aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et dans le reste de l'Europe majoritairement.

Capitale : Athènes

Monnaie : Euro

Religion : Grecque orthodoxe à 98%

Langue : le grec moderne est la langue officielle depuis 1975. Jusqu'à cette date, deux langues régnaient en Grèce : la kathaveroussa, "langue pure", version simplifiée du grec ancien et utilisée par l'élite, elle servait, jusque dans les années 70, à rédiger les lois, les textes administratifs, les journaux, les nouvelles à la radio…; la dimotiki, auparavant "langue du peuple" fut finalement généralisée comme étant le grec moderne.

Géographie : une presqu'île entre Orient et Occident

La Grèce, à l'extrême sud-est européen, se situe en périphérie par rapport aux autres pays de l'Union, elle ne dispose pour l’instant d'aucune frontière terrestre avec l'un d'eux. C'est une presqu'île de pleine méditerranée, séparant la mer ionienne de la mer Egée, et rattachée au continent par ses frontières du Nord avec les Balkans (Albanie, République ex-Yougoslave de Macédoine, Bulgarie) et la Turquie.

"Le rocher. Rien d'autre. Le figuier sauvage et la pierre ferrugineuse. La mer toute cuirassée. Nul espace où s'agenouiller." Yannis Ritsos, extrait du poème Monemvassia, 1978… Cette localisation particulière associée à la rudesse de ses paysages (70% de montagnes, 15.000 kms de côtes escarpées et découpées, des milliers d'îles et d’îlots…) ont poussé, depuis l’origine, ses habitants à tisser des contacts étroits avec leurs voisins et à devenir des navigateurs et des marchands renommés (Onassis). Cela a donné à la Grèce des odeurs, des influences et de profondes empreintes aussi bien occidentales qu'orientales, dans tous les domaines. Elle peut être considérée comme le lien européen entre l’Orient et l’Occident.

"La première impression que donne ce paysage, d'où qu'on l'aborde, est sévère. Il exclut toutes les rêveries, même celle des historiens. Il est sec, avare, expressif et frappe comme au visage cruellement amaigri; mais là-dessus règne une lumière dont notre œil n'a, auparavant, jamais vu la pareille et dont il ressent un ravissement, comme si s'éveillait à l'instant même notre sens de la vue. (…) C’est la lumière de l'Asie mineure, la lumière de la Palestine, de la Perse, de l'Egypte" Hugo von Hofmannsthal, La Grèce, 1922.

5000 ans d'histoire… pour la création du premier Etat grec indépendant en 1830.

L'histoire grecque est touffue et longue. Outre l'héritage glorieux de l'Antiquité, - c’est en 507 av. JC qu’est née la démocratie dans la cité (1) ; la Grèce est aussi le principal berceau de la philosophie occidentale - l'identité grecque moderne a été forgée par des événements d'une rare dureté. La naissance de la Grèce moderne se fait parallèlement à la chute de l'empire ottoman. En effet, durant plus de 400 ans, le peuple grec s'est trouvé sous le joug ottoman, et c'est par sa lutte pour l'indépendance que la Grèce telle que nous la connaissons aujourd'hui émergera petit à petit. Ainsi, en 1830, le premier Etat grec indépendant ne comprend qu'une partie limitée de la Grèce actuelle (le Péloponnèse, la Grèce centrale, les Cyclades et les Sporades).

C'est alors que se développera la "Grande Idée", la doctrine-clé de l'indépendance grecque qui avait pour but ultime de rassembler l'ensemble des hellènes sur un territoire libéré. La poursuite de ce concept aboutira à la libération progressive des régions grecques... et s'achèvera en 1922, après la sanglante lutte gréco-turque à l'issue de laquelle la Grèce perd les territoires d'Asie Mineure jusqu'alors considérés comme l'un des berceaux de la Grèce antique (Ephèse, Millet, Smyrne...). Un échange de population entre les Grecs d'Asie Mineure et les Turcs de Grèce est conclu à Lausanne en 1923. La Grèce amputée par cette "Catastrophe" (comme les Grecs nomment cet événement), trouve son homogénéité nationale et le socle de son développement moderne sur un territoire délimité.

Dès lors, la question majeure deviendra celle de la construction interne de la Grèce. L'instabilité domine la vie politique grecque jusque dans les années 1970 : règne d'Othon, fils du roi de Bavière au XIXème siècle, puis dictature de Métaxas de 1936 jusqu'à l'occupation allemande de la 2ème guerre mondiale, suivie par une sanglante guerre civile de 1946 à 1949, et la prise du pouvoir par la junte militaire en 1967 (dictature des colonels de 1967 à 1974)...

La Grèce ne trouvera la stabilité politique qu'avec l'émergence de la Troisième République instaurée en 1975. Son adhésion à l'Union européenne en 1981, confirmera cette stabilisation et inaugurera une ère nouvelle pour le pays.

Mais, pour comprendre la Grèce et sa singularité, il ne faut pas oublier que cette histoire violente et dure a eu des répercussions sociales majeures sur la population grecque et que ces événements, qui restent ancrés dans la mémoire du peuple grec, ont grandement marqué la culture hellénique moderne.

 

Ø       Système politique, constitution et institutions de la Grèce       moderne

 

La Constitution grecque de 1975 définit le régime grec moderne. La Grèce est une République parlementaire.

Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement qui vote les lois et les rend publiques. Il est composé de 300 députés élus au scrutin universel direct pour un mandat de 4 ans. La scène politique est divisée entre le PASOK (Mouvement socialiste pan-hellénique), la Nouvelle Démocratie (Parti libéral conservateur), le KKE (Parti Communiste grec) et le Synaspismos (Coalition de gauche et du progrès).

Le pouvoir exécutif revient au Président de la République (élu tous les 5 ans par le Parlement - c'est actuellement Konstantinos Stephanopoulos qui exerce cette fonction) et au gouvernement. Ce dernier est collectivement responsable de la politique générale du pays. C'est le Premier ministre qui dirige les actions du gouvernement ; il a une place centrale dans le processus de prise de décisions politiques. Kostas Simitis, chef du PASOK, est l’actuel Premier Ministre de la Grèce.

Le pouvoir judiciaire est exercé par des tribunaux aux compétences civiles, pénales et administratives.

 

Ø       La Grèce et l'Union européenne...

 

La position géopolitique de la Grèce en fait un élément majeur de stabilité du monde occidental. Ce dernier sera donc très vite poussé à vouloir faire de ce pays un allié (membre de l'OTAN dès 1952, en même temps que la Turquie). La demande d'adhésion du pays à la Communauté économique européenne sera prise en considération dès 1959. La Grèce sera ainsi le premier pays à signer un accord d'association avec la CEE en 1961. Mais en 1967, en raison de l'instauration de la dictature des colonels, et de l'abolition des institutions démocratiques en Grèce, la marche du pays vers l'Europe communautaire est suspendue. Cette pause s'achèvera en 1974 avec la chute de la dictature.

En 1981, la Grèce devient ainsi le 7ème Etat membre de la CEE. Cette adhésion permet à la Grèce de rapidement relever sa situation économique. Elle a bénéficié de larges soutiens financiers européens pour l'amélioration de ses infrastructures, ainsi que dans le secteur de l'agriculture (pour les productions d'olive et de tabac notamment). Ce dernier secteur, ainsi que celui du tourisme constituent aujourd'hui les clés d'une économie grecque saine et dynamique. L'adhésion de la Grèce à la zone euro confirme cet état de fait. Désormais la cas grec est, avec ceux de la péninsule ibérique, l'un des meilleurs exemples du pouvoir de stabilisation démocratique et de développement économique induit par l'adhésion aux Communautés européennes.

Cela se ressent aussi dans les priorités que le gouvernement grec a voulu donner à sa Présidence de l'Union européenne qui a débuté le 1er janvier 2003 et s’achèvera le 30 juin 2003. Ainsi, cette présidence s'installe dans la continuité de la Présidence danoise (achevée le 31 décembre 2002), met l'accent sur l'élargissement en suivant le slogan "Partager l'Avenir autour d'une Communauté de valeurs".

Symboles de ce choix:

-          le logo de la Présidence représentant l'envol d'une hirondelle qui symbolise la course vers l'élargissement et le rameau d'olivier de la paix, soutenus par les étoiles d’or et le bleu européens 

-          la lettre de Kostas Simitis adressée aux citoyens européens dans laquelle le Premier ministre grec annonce "Nous voulons une Europe plus large, meilleure et plus puissante (...) une Europe profondément démocratique dans le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens et de tous les groupes sociaux. Une Europe aux horizons et aux perspectives ouvertes. Une Europe en tant qu'espace de liberté, de justice et de sécurité pour tous les citoyens. Une Europe ayant des institutions bien établies, démocratiquement légitimes et efficaces tant pour l'élaboration des politiques que pour la prise de décisions" Lettre de Kostas Simitis du 13 janvier 2003, http://www.ue2003.gr/fr/articles/

La Grèce se concentrera sur plusieurs dossiers: l'élargissement et la fin des travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe ; l'emploi et notamment l'accomplissement des objectifs fixés à Lisbonne en 2000, la sécurité maritime...

 

Ø       Arts, Culture

 

La dureté de l'histoire grecque a eu pour conséquence de développer les contributions artistiques helléniques, notamment au niveau littéraire et musical. Constantin Cavafis, Nikos Kazantzakis, Georges Séféris (prix Nobel de littérature 1963), dans la première moitié du XXème siècle, Vassilis Alexakis et Aris Fakinos, actuellement, sont des auteurs qui ont marqué le genre littéraire. En poésie, Yannis Ritsos et Elytis se sont illustrés par leur grande sensibilité.

Au niveau musical Hadzidakis (rendu célèbre par « Les enfants du Pirée », chanson du film « Jamais le dimanche » interprétée par Mélina Mercouri) et Mikis Théodorakis (compositeur du thème musical du film Zorba le Grec) sont ceux qui, par le biais du cinéma, ont réussi à faire connaître le style musical grec bien particulier. Imbibé de consonances orientales au rythme du bouzouki et du baglama, les voix grecques portent l'auditeur dans un monde grave et réaliste ou tout au contraire d'une extrême insouciance.

"Deux grand cycles ont nourri la musique populaire grecque: le cycle acritique (IX-XI siècles) qui raconte la vie et les combats des acrites (les gardes frontaliers de l'Empire byzantin), et le cycle klephtique qui célèbre les klepthes, à la fois bandits et héros combattants l'occupant turc. Dans un style propre à chaque région, rude dans les montagnes, lyrique dans les îles, la musique dimotiko reflète la lutte du peuple grec pour la liberté, ses joies, ses tristesses, ses attitudes face à la mort. Les chansons du folklore des villes n'existent plus aujourd'hui (rebetika) mais elles sont sources d'inspiration pour de nombreux compositeurs". Guide Gallimard, p.72

« C’était dans ce quartier que du matin au soir nous avons passé et perdu notre vie ; c’était dans ce quartier dans l’étroite ruelle que nous avons vécu cachés, même loin de Dieu ; c’était dans ce quartier que les peines nous ont étouffées, que nous avons été emportés et trahis pour une bouchée de pain » S’afti ti gitonia (Dans ce quartier), chanson de Mikis Théodorakis

La production cinématographique grecque a aussi permis de transporter une part de la culture hellénique. De Kakoyannis pour « Zorba le grec », à « L'éternité est un jour » de Théo Angelopoulos qui remporta la Palme d'or à Cannes en 1998, en passant par Elia Kazan (« Un tramway nommé désir », « A l'Est d'Eden », « America America »), les metteurs en scène grecs ont su marquer leur temps.

 

Ø       Le retour aux sources: les Jeux Olympiques d'Athènes en 2004

 

D'après la tradition antique, les premiers JO eurent lieu en 776 avant JC. Les Jeux se déroulaient alors comme aujourd'hui tous les 4 ans. Pendant cinq jours, Zeus l'Olympien était fêté par athlètes et spectateurs venus de tout le monde grec, au cours de joutes sportives allant de la course à pied à la course de chars ou de chevaux, en passant par la lutte, le saut en hauteur et le pentathlon. Ce n'est qu'au 4ème siècle après JC que les Jeux Olympiques antiques furent suspendus à la suite du décret du romain Théodose, interdisant les rites païens.

Après 15 siècles d’absence, les JO reprennent du service en 1876. Les premiers Jeux modernes eurent lieu à Athènes et leur cérémonie d'ouverture se déroula sur le site antique d'Olympie. Cent trente huit ans plus tard, Athènes sera de nouveau à l'honneur. La torche olympique qui portera les messages et valeurs de ces Jeux représente une feuille d'olivier symbole de paix. A ce titre, l’année 2004 a été décrétée " Année européenne du sport ".

 

Ø       Folklore et Gastronomie

 

Le folklore grec diverge de celui que nous avons l'habitude de rencontrer en Europe par son fort ancrage oriental et sa tradition orthodoxe. La plus grande fête populaire grecque se déroule ainsi à Pâques. Durant la Semaine Sainte, les processions avec des cierges aux tailles démesurés et les fêtes tardives se succèdent. Une tradition bien particulière réside dans la confection d’œufs durs teints en rouge pour le mercredi Saint. Il est de coutume que chaque membre de la famille prenne un œuf et casse la coquille de celui de son voisin. Le dernier à posséder un œuf intact aura chance et joie durant l’année à venir…

La musique grecque est teintée de l’histoire du pays et de la mémoire de son peuple. Rien de plus normal donc que la danse s’y trouve associée de façon si persistante. Les grecs dansent avec leur âme sur les rythmes orientaux, comme les danseurs de flamenco. La plupart des danses s’apparentent à des duels masculins : à tour de rôle, chaque homme « montre ce dont il est capable » pendant que les autres membres de l’assemblée l’applaudissent agenouillés. Il existe aussi des danses typiques et locales, dansées par hommes et femmes ensemble et indistinctement. Le syrtaki demeure un enchaînement de pas inspiré des danses grecques mais simplement mis en chorégraphie pour le film « Zorba le grec ».

La population se retrouve pour danser dès que le décor le permet : durant les fêtes locales, mais aussi dans tous les restaurants et cafés où la musique « inspire ». Les grecs, comme tous les peuples méditerranéens, aiment se retrouver au restaurant tard le soir, surtout pendant les longues soirées d’été. La journée, ce sont les cafés qui sont remplis, traditionnellement d’hommes qui jouent au bagammon ou tournent dans une main le komboloï (sorte de chapelet qui au fil du temps a perdu sa signification religieuse pour devenir un passe-temps) en buvant leur ouzo.

 

Ø       Le régime crétois

 

Des statistiques médicales démontrent que la population crétoise souffre moins des maladies cardiovasculaires, et de cancers du sein et du côlon. Beaucoup se sont interrogés sur le pourquoi d’une telle singularité : les spécialistes en sont venus à décrire l’alimentation comme principal facteur. C’est pourquoi le régime crétois est aujourd’hui reconnu à travers le monde comme étant l’un des plus sains.

Mais, en quoi consistent les habitudes alimentaires crétoises ? Les crétois consomment des fruits et légumes de saison de façon abondante. Ceux-ci sont assaisonnés d’huile d’olive, dont les propriétés anti-cancéreuses ont été démontrées par les plus grands spécialistes. Peu de viandes et de poissons sont consommés, de même que les produits laitiers.

Ce régime est aussi particulièrement lié au climat crétois fort ensoleillé toute l’année, mais sans graves problèmes de sécheresse, qui permet aux habitants de l’île, outre la production de produits sains et variés, de vivre dans des conditions particulièrement appréciables.

 

La philosophie grecque en quelques clics  

C’est au sein du monde grec que la philosophie ou « amour de la sagesse » fait son apparition, en Asie mineure, vers le VIIème siècle av. JC, pendant la période classique. La naissance de la philosophie est marquée par l’interrogation sur la cause ultime du problème du devenir, du changement. Des origines à la fin de l’époque classique, on distingue six grandes périodes dans l’histoire de la philosophie grecque : les présocratiques, Socrate, les sophistes, Platon, Aristote, et le philosophes post-socratiques :

 

http://www.ac-orleans-tours.fr/lang_anciennes/philola/Panorama.htm

http://www.goldtronics45.com/jfbradu/GRECEANTIQUE/themes/philo.htm

http://www.jbphi.com/ref_auteurs/philogrecque_refs/philogrecque.html

http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/jb/jb_2922_p0.html : littérature et philosophie de la Grèce antique.

 

Ø       les présocratiques  

 Thalès de Milet :

http://philoctetes.free.fr/thales.htm  

Pythagore :

http://www.infoscience.fr/histoire/biograph/biograp.php3 ?Ref=54

 

Ø       Socrate  

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Socrate

http://perso.wanadoo.fr/sos.philosophie/socrate.htm

http://www.educnet.education.fr/lettres/lycee/grec/seq2_3gr.htm

http://www.maths.net/philo/socrate.htm

http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/socrate/socrate0.htm

 

Ø       et les sophistes

http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ni/ni_970_p0.html

http://www.cyberphilo.com/def/sophistes.html

http://www.av-versailles.fr /pedagogi/anti/educatio/edathen2.htm

 

Ø       Platon

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Platon 

http://mper.chez.tiscali.fr/auteurs/Platon.html 

 

Ø       Aristote 

http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/aristote.html 

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Aristote

 

Ø       et les philosophes post-socratiques

http:/www.ac-orleans-tours.fr/lang_anciennes/philola/Panorama.htm

http://www.goldtronics45.com/jfbradu/GRECEANTIQUE/themes/philo.htm

http://www.jbphi.com/ref_auteurs/philogrecque_refs/philogrecque.html

 

  La Grèce sur Internet

 

http://www.ue2003.gr : le site de la présidence grecque de l’Union européenne

http://www.amb-grece.fr/presse :le site de l’ambassade de Grèce en France.

http://www.europole.u-nancy.fr/cce/kiosque/grece.htm : présentation, histoire, géographie, société, institutions politiques, presse …

http://hellada.free.fr : un site sur la Grèce antique.

http://www.grece.infotourisme.com : le site de l’office national hellénique du tourisme.

http://www.la-grece.com : un site pour les touristes sur le départ.  

 

Delphine Lemarinier

 

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Des nouvelles de la Convention pour l’avenir de l’Europe  

« L’Union doit devenir plus démocratique, plus transparente et plus efficace. Et elle doit relever trois défis fondamentaux : comment rapprocher les citoyens , et en premier lieu les jeunes, du projet et des institutions européennes ? Comment structurer la vie politique et l’espace politique européen dans une union élargie ? Comment faire de l’Union un facteur de stabilisation et un repère dans le monde nouveau multipolaire ? »

                        Extrait de la Déclaration de Laeken sur l’avenir de l’Union européenne

 

« Un demi-siècle après Jean Monnet, l’analyse du « père de l’Europe » reste pertinente : « rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions » ainsi commençait le journaliste du Figaro Pierre Bocev, dans son article sur la Convention européenne du 20 janvier 2003.

La convention sur l’avenir de l’Europe est aujourd’hui à mi-parcours. Faisant un point dans Le Monde le 13 janvier dernier, son président Valéry Giscard d’Estaing mentionnait :

« L’Union européenne est à la fois une union de peuples et une union d’Etats. C’est ce qui fait son originalité, et son ambiguïté ! Lorsqu’elle se ressent comme une union d’Etats, les droits des Etats doivent être égaux. Lorsqu’elle se ressent comme une union de peuples, ce sont les droits des citoyens qui doivent être égaux : droit à une représentation égale, et à un accès équivalent aux différentes fonctions de l’Union. »

Lors de la session des 27 et 28 février 2003, les réflexions portaient sur les sept premiers articles de la Constitution et la discussion s’est focalisée sur des sujets essentiels tels que la nature de l’Union, ses valeurs et le statut de la Charte des droits fondamentaux dans la future Constitution.

A propos de la nature de l’Union, une minorité d’intervenants s’est clairement prononcée contre le maintien du terme « fédéral » dans l’article 1 de la Constitution. Certains conventionnels faisaient notamment remarquer que ce terme pouvait choquer dans certains pays et proposaient d’y substituer l’expression « méthode communautaire ». Cependant, comme l’a souligné le député européen Olivier Duhamel, seuls 15% des conventionnels voulaient supprimer ce mot qui pouvait par conséquent être accepté par la majorité.

Les interrogations concernant les valeurs de l’Union ont également été nombreuses, notamment sur la question de savoir quel statut accorder à la Charte des droits fondamentaux dans le projet de Constitution. Le Président de la Convention, Valéry Giscard d’Estaing, a proposé qu’elle constitue la seconde partie du volet constitutionnel.

La question controversée d’une référence aux valeurs religieuses a aussi donné lieu à des vues très tranchées. Les Eglises chrétiennes qui militent en faveur d'une telle référence dans la future Constitution disposent de soutiens nombreux et diversifiés au sein de la Convention. Les partisans d'une référence religieuse dans la Constitution se retrouvent dans les rangs des conventionnels italiens, slovaques ou luxembourgeois. Mais c'est surtout la Pologne qui, comme le souligne Jean Quatremer, "comme un seul homme, s'est rangée derrière le Saint-Siège" (Libération du vendredi 28 février 2003). Le débat s'est ainsi cristallisé autour de l'article 2 consacré aux valeurs de l'Union. Et comme le fait remarquer Jonathan Faull (porte-parole de la Commission), ce débat revêt également une dimension juridique. En effet, une référence aux valeurs religieuses intégrée dans la Constitution "aura des conséquences importantes sur l'interprétation des textes européens. Il ne s'agit donc pas seulement d'un débat philosophique" (Jonathan Faull, cité par Jean Quatremer dans Libération du 28 février 2003). Les défenseurs de la laïcité estiment, quant à eux, avec Louis Michel, le Chef de la diplomatie belge, que : "l'Europe n'est ni monoreligieuse, ni monoculturelle" et que "son modèle est fondé sur l'Etat impartial" (Louis Michel cité par Jean Quatremer, Libération du 28 février 2003). Dominique de Villepin et Ana de Palacio, par exemple, ont fait savoir que, selon eux, une référence aux valeurs religieuses dans le futur traité n’était pas souhaitable.

D’autre part, l’adoption le 14 janvier dernier de la « contribution franco-allemande sur l’architecture institutionnelle de l’Union » a été perçue comme un tournant dans les travaux de la Convention. Une grande partie des propositions franco-allemandes est soutenue par de nombreux représentants. L’idée d’un poste fixe de président du Conseil européen, au lieu de l’actuelle présidence semestrielle tournante, est par contre rejetée par la majorité des conventionnels issus des petits pays. Cela institutionnaliserait, selon eux, une « cohabitation à la française ». Mais surtout, l’équilibre entre la Commission et le Conseil européen risquerait d’être rompu au profit de ce dernier. Or, pour ces pays, l’exécutif européen incarné par la Commission est perçu comme une protection contre la volonté dominatrice ou supposée telle des grands Etats. Seize d'entre eux se sont ligués pour rendre publique, vendredi 4 avril, une contribution signée des représentants de leurs gouvernements. Cette contribution souligne leur attachement à la présidence tournante du Conseil européen et leur refus d'une présidence permanente souhaitée par les "grands pays". Ces seize pays appartiennent à l'Union actuelle ou s'apprêtent à la rejoindre (Chypre, Hongrie, Danemark, Autriche, Suède, Lettonie, République tchèque, Slovaquie, Bulgarie, Portugal, Lituanie, Estonie, Irlande, Slovénie, Malte et Finlande) (Le Monde du 7 avril 2003). 

Enfin, l’attitude des Etats membres dans la crise irakienne est en contradiction avec l’article 14 de la future Constitution qui stipule : « Les Etats membres appuient activement et sans réserves la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union dans un esprit de loyauté et de solidarité mutuelle. Ils s’abstiennent de toute action contraire aux intérêts de l’Union ou susceptible de nuire à son efficacité ». La crise irakienne, en mettant en évidence les divisions de l’Europe, porte un coup aux ambitions des Quinze de parler d’une seule voix. Même si, dans un premier temps, il semble que cette crise rende plus difficile le travail de la Convention, il se pourrait qu’elle constitue par la suite une incitation  supplémentaire à une coordination plus poussée dans le domaine de la politique étrangère.

Le document final, synthèse des travaux des différents groupes de travail de la Convention, devrait être remis aux chefs d’Etat et de gouvernement en juin 2003 à Thessalonique. Ce sont eux  qui décideront ensuite lors d’une Conférence intergouvernementale (CIG) de l’adoption formelle du projet de Constitution qu’ils soumettront ensuite à la ratification dans l’ensemble des pays de l’Union. Le nouveau traité constitutionnel sera appelé à se substituer aux différents traités -traité de Rome, Acte unique, traités de Maastricht, d’Amsterdam puis de Nice- qui se sont superposés et complétés depuis 1957.

La signature des traités d'adhésion des 10 nouveaux membres lors du sommet d'Athènes, le 16 avril dernier a été l'occasion pour Valéry Giscard d'Estaing de présenter l'état d'avancement de ce vaste chantier. Cette présentation constituait même l'unique ordre du jour du Conseil européen du 16 avril. Ce fut également une occasion unique pour Valéry Giscard d'Estaing "d'écouter les chefs d'Etat et de gouvernement avant d'engager le sprint final vers la mise au point d'un projet de constitution pour l'Europe élargie" (Pierre Bocev, Le Figaro du 16 avril 2003). Le sommet d'Athènes offrait ainsi pour la première fois aux chefs d'Etat et de gouvernement l'opportunité de débattre entre eux des travaux de la Convention.

A l’issue de ce sommet, seul un seul point de consensus semble se dégager. La nomination d’un Ministre des affaires étrangères de l’Union semble en effet faire l’unanimité. Mais en dehors de cela de nombreuses divergences subsistent dont la plus importante reste celle qui oppose les « petits » et les « grands » pays au sujet d’une présidence tournante ou de la désignation d’une présidence stable. 

La question des conséquences pour un Etat membre de ne pas ratifier un traité, et en particulier la nouvelle constitution, continue de faire l'objet de controverses. Valéry Giscard d'Estaing envisage une "clause de sortie", une procédure permettant à un pays de quitter l'Union. 

L'intégration dans la future Constitution d'avancées significatives en matière de politique étrangère commune semblent quant à elle fortement compromise par la crise irakienne. On estime en effet qu'il faut au préalable que les Vingt-Cinq réfléchissent sur la nature du lien transatlantique et donc sur l'identité européenne (Jean Quatremer, Libération du 16 avril 2003).

Ces dernières semaines, Valery Giscard d’Estaing n’avait pas exclu de prolonger de quelques semaines les travaux de la Convention afin de « peaufiner certains articles ». Cependant lors du sommet d’Athènes, il a été décidé que le projet de Constitution sera présenté aux chefs d’Etat et de gouvernement le 20 juin à Thessalonique comme prévu initialement. En effet, le risque qu’un retard dans les travaux de la Convention fasse « boule de neige » était important. Les Etats membres avaient fait savoir qu’ils souhaitaient disposer d’un laps de temps suffisant pour pouvoir discuter les résultats de la Convention avant la CIG de décembre 2003. Quatre Etats membres (Suède, Finlande, Danemark et Grande-Bretagne) et six pays candidats (Pologne, Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Lituanie et Lettonie) ont en effet réclamé un "délai de réflexion" "entre la fin de la Convention et le début de la CIG afin de pouvoir "assimiler et discuter" ses résultats.  

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Dernières nouvelles…

Deux documents ont été remis le mercredi 23 avril aux conventionnels afin de les aider à poursuivre leurs réflexions sur le traité constitutionnel.

Dans le projet d’articles concernant les institutions de l’Union européenne, la présidence de la Convention européenne propose notamment que le Parlement européen exerce « conjointement » avec le Conseil des ministres la fonction législative.  Le Conseil européen serait doté d’un président élu par le conseil à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi renouvelable une fois. Le président du Conseil assumerait une fonction de « représentation extérieure de l’Union ».

La Commission européenne serait composée d’un président et d’un maximum de quatorze commissaires.

Enfin, la présidence de la Convention  propose que les fonctions de l’actuel Haut représentant de l’Union pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et du commissaire européen chargé des Relations extérieures soient reprises par un ministre des Affaires étrangères. Nommé par le Conseil européen avec l’accord du président de la Commission européenne, il serait également vice-président de cette dernière.

Le deuxième document soumis aux conventionnels traite de l’action extérieure de l’Union européenne. Tirant les leçons de la crise en Irak, la présidence de la Convention encourage « la convergence et la solidarité mutuelle ». Pour ce faire, elle propose de prévoir dans le futur traité constitutionnel des « mécanismes institutionnels plus efficaces ». Elle envisage notamment une « clause de solidarité », qui permettrait de mobiliser les moyens militaires de l’Union européenne pour « prévenir la menace terroriste » et « protéger les institutions démocratiques et la population civile » des Etats membres.

 

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Propositions conjointes franco-allemandes pour la Convention sur l’avenir de l’Europe  

Extrait du discours de Valéry Giscard d’Estaing, Bruges, 2 octobre 2002

Quelques extraits de la Convention européenne des jeunes adoptée à Bruxelles en juillet 2002

 

 

Propositions conjointes franco-allemandes pour la Convention sur l’avenir de l’Europe

A l’occasion du 40ème anniversaire du Traité de l’Elysée, les Français et les Allemands ont proposé une présidence bicéphale pour l’Union européenne, avec un président du Conseil européen désigné pour cinq ans (ou deux ans et demi renouvelable) et un président de la Commission élu par le Parlement européen. Le Conseil européen élirait son président à la majorité qualifiée. Ce président du Conseil aurait deux fonctions principales :

-          il préparerait, présiderait et animerait les travaux du Conseil européen et veillerait à l’exécution de ses décisions ;

-          il représenterait l’Union sur la scène internationale lors des rencontres des chefs d’Etat ou de gouvernement, sans préjudice des compétences de la Commission et de son Président, sachant que la conduite quotidienne de la politique étrangère et de sécurité commune reviendrait au Ministre européen des Affaires étrangères.

Quant à la Commission européenne, sa désignation et celle de son président interviendrait au lendemain des élections au Parlement européen. Après l’élection du président de la Commission par le Parlement européen à une majorité qualifiée de ses membres, celui-ci serait approuvé par le Conseil européen statuant également à la majorité qualifiée.

Le président de la Commission constituerait ensuite son collège en tenant compte des équilibres géographiques et démographiques. Après approbation du Parlement européen, les membres de la Commission seraient nommés par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée. La Commission deviendrait par ailleurs responsable à la fois devant le Parlement européen et le Conseil européen.

Enfin, afin d’assurer une plus grande cohérence et une plus forte lisibilité à la politique extérieure de l’Union européenne, le couple franco-allemand a proposé que les fonctions de Haut représentant et de Commissaire chargé des relations extérieures (actuellement distinctes) soient exercées par une seule et même personne, un Ministre européen des Affaires étrangères.

Le Ministre européen des Affaires étrangères disposerait d’un droit d’initiative formel en matière de politique étrangère et de sécurité commune et présiderait les Conseils des ministres chargés des relations extérieures et de la défense.

Il serait nommé par le Conseil européen à la majorité qualifiée, en accord avec le président de la Commission européenne et participerait en tant que membre de la Commission doté d’un statut spécial, aux réunions de la Commission.

Ces propositions ont été examinées par les membres de la Convention sans toutefois faire l’unanimité. Les petits pays notamment ont clairement signifié qu’ils se méfiaient d’un président de l’Europe à la tête du Conseil. Ils craignent en effet que celui-ci soit monopolisé par les Grands Etats.

   

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Extrait du discours de Valéry Giscard d’Estaing, Bruges, 2 octobre 2002

 

« Les pères fondateurs savaient que leur système, qui reste la base de l’intégration, serait appelé à évoluer, à se transformer dès le moment où la construction européenne allait dépasser l’intégration économique pour aborder les sujets politiques. Jean Monnet, qui était dans ce sens aussi visionnaire que pragmatique, rappelle dans ses Mémoires : « La Communauté avait un objet limité aux solidarités inscrites dans les traités, et si nous avions toujours pensé que ces solidarités en appelleraient d’autres, et de proche en proche entraîneraient l’intégration la plus large des activités humaines, je savais que leur progrès s’arrêterait aux limites où commence le pouvoir politique. Là, il faudrait à nouveau inventer » (« Mémoires de Jean Monnet », Arthème Fayard, 1976)

Voici donc le défi historique de la Convention. Il ne s’agit pas de marquer sa préférence pour la méthode communautaire contre la coopération intergouvernementale. Il ne s’agit pas non plus de choisir entre Monnet et Metternich. Il s’agit de bâtir, autour des acquis de l’intégration européenne et des trois institutions européennes que sont le Conseil, le Parlement et la Commission, c’est-à-dire autour du marché unique, et de la monnaie unique, un système cohérent plus large. Il doit être en mesure de faire fonctionner notre Union avec un nombre supérieur d’Etats membres et aussi, dans les décennies à venir, de permettre d’agir efficacement dans des domaines politiques pour lesquels nous ne sommes aujourd’hui qu’au début de notre coopération.

Notre démarche s’inscrit donc –dans la pensée de Jean Monnet lui-même– dans la continuité, mais dans une continuité qui doit s’adapter, qui doit rester innovatrice face à des changements historiques forts.

Pour répondre collectivement à ces défis, il nous faut être aussi innovateurs et pragmatiques que Jean Monnet et sa génération l’ont été à leur époque : nous faisons du « Monnet rénové ».

 

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Quelques extraits de la Convention européenne des jeunes adoptée à Bruxelles en juillet 2002

« Nous, les jeunes d’Europe, avons une occasion historique de faire entendre notre voix quant à l’avenir de l’Europe.

Nous sommes la première génération à vivre dans une Europe sans le rideau de fer.

Nous voulons une Europe de la tolérance et d’ouverture associant toutes les composantes de la société. Nous voulons une Europe bâtie sur les valeurs fondamentales que sont la paix, la liberté, le dialogue, l’égalité, la solidarité et le respect des droits de l’homme et régie par le principe d’égalité entre les Etats membres. Au centre de notre vision de l’avenir, il y a une Europe qui est responsable de ses citoyens et qui leur rend des comptes. Le moment est venu de créer une véritable citoyenneté européenne. »

 

Elsa Glombard - Marine Gouédard

 

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Conseils européens de Copenhague et d’Athènes: