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* * * * *
La
Grèce à la présidence de l’Union européenne
Géographie
: une presqu'île entre Orient et Occident
5000
ans d'histoire...pour la création du premier Etat
grec indépendant en 1830
Système
politique, constitution et institutions de la Grèce
moderne
La
Grèce et l'Union européenne...
Arts,
Culture
Le
retour aux sources: les Jeux Olympiques d'Athènes en
2004
Folklore
et Gastronomie
Le
régime crétois
La
philosophie grecque en quelques clics
La
Grèce sur Internet
CARTE
Membre
de la CEE depuis 1981
Superficie
: 131.957 km²
Population
: 10,9 millions d'habitants (recensement de 2001), et
une diaspora importante. Plus de 4 millions de grecs
demeurent à l'extérieur de la Grèce : aux
Etats-Unis, au Canada, en Australie et dans le reste
de l'Europe majoritairement.
Capitale
: Athènes
Monnaie
: Euro
Religion
: Grecque orthodoxe à 98%
Langue
: le grec moderne est la langue officielle depuis
1975. Jusqu'à cette date, deux langues régnaient en
Grèce : la kathaveroussa, "langue pure",
version simplifiée du grec ancien et utilisée par
l'élite, elle servait, jusque dans les années 70, à
rédiger les lois, les textes administratifs, les
journaux, les nouvelles à la radio…; la dimotiki,
auparavant "langue du peuple" fut finalement
généralisée comme étant le grec moderne.
Géographie
: une presqu'île entre Orient et Occident
La
Grèce, à l'extrême sud-est européen, se situe en
périphérie par rapport aux autres pays de l'Union,
elle ne dispose pour l’instant d'aucune frontière
terrestre avec l'un d'eux. C'est une presqu'île de
pleine méditerranée, séparant la mer ionienne de la
mer Egée, et rattachée au continent par ses
frontières du Nord avec les Balkans (Albanie,
République ex-Yougoslave de Macédoine, Bulgarie) et
la Turquie.
"Le
rocher. Rien d'autre. Le figuier sauvage et la pierre
ferrugineuse. La mer toute cuirassée. Nul espace où
s'agenouiller." Yannis Ritsos, extrait du poème
Monemvassia, 1978… Cette localisation particulière
associée à la rudesse de ses paysages (70% de
montagnes, 15.000 kms de côtes escarpées et
découpées, des milliers d'îles et d’îlots…)
ont poussé, depuis l’origine, ses habitants à
tisser des contacts étroits avec leurs voisins et à
devenir des navigateurs et des marchands renommés
(Onassis). Cela a donné à la Grèce des odeurs, des
influences et de profondes empreintes aussi bien
occidentales qu'orientales, dans tous les domaines.
Elle peut être considérée comme le lien européen
entre l’Orient et l’Occident.
"La
première impression que donne ce paysage, d'où qu'on
l'aborde, est sévère. Il exclut toutes les
rêveries, même celle des historiens. Il est sec,
avare, expressif et frappe comme au visage cruellement
amaigri; mais là-dessus règne une lumière dont
notre œil n'a, auparavant, jamais vu la pareille et
dont il ressent un ravissement, comme si s'éveillait
à l'instant même notre sens de la vue. (…) C’est
la lumière de l'Asie mineure, la lumière de la
Palestine, de la Perse, de l'Egypte" Hugo von
Hofmannsthal, La Grèce, 1922.
5000
ans d'histoire… pour la création du premier Etat
grec indépendant en 1830.
L'histoire
grecque est touffue et longue. Outre l'héritage
glorieux de l'Antiquité, - c’est en 507 av. JC qu’est
née la démocratie
dans la cité (1) ; la Grèce est aussi le
principal berceau de la philosophie
occidentale - l'identité grecque moderne a été
forgée par des événements d'une rare dureté. La
naissance de la Grèce moderne se fait parallèlement
à la chute de l'empire ottoman. En effet, durant plus
de 400 ans, le peuple grec s'est trouvé sous le joug
ottoman, et c'est par sa lutte pour l'indépendance
que la Grèce telle que nous la connaissons
aujourd'hui émergera petit à petit. Ainsi, en 1830,
le premier Etat grec indépendant ne comprend qu'une
partie limitée de la Grèce actuelle (le
Péloponnèse, la Grèce centrale, les Cyclades et les
Sporades).
C'est
alors que se développera la "Grande Idée",
la doctrine-clé de l'indépendance grecque qui avait
pour but ultime de rassembler l'ensemble des hellènes
sur un territoire libéré. La poursuite de ce concept
aboutira à la libération progressive des régions
grecques... et s'achèvera en 1922, après la
sanglante lutte gréco-turque à l'issue de laquelle
la Grèce perd les territoires d'Asie Mineure
jusqu'alors considérés comme l'un des berceaux de la
Grèce antique (Ephèse, Millet, Smyrne...). Un échange
de population entre les Grecs d'Asie Mineure et les
Turcs de Grèce est conclu à Lausanne en 1923. La Grèce
amputée par cette "Catastrophe" (comme les
Grecs nomment cet événement), trouve son homogénéité
nationale et le socle de son développement moderne
sur un territoire délimité.
Dès
lors, la question majeure deviendra celle de la
construction interne de la Grèce. L'instabilité
domine la vie politique grecque jusque dans les années
1970 : règne d'Othon, fils du roi de Bavière au
XIXème siècle, puis dictature de Métaxas de 1936
jusqu'à l'occupation allemande de la 2ème guerre
mondiale, suivie par une sanglante guerre civile de
1946 à 1949, et la prise du pouvoir par la junte
militaire en 1967 (dictature des colonels de 1967 à
1974)...
La
Grèce ne trouvera la stabilité politique qu'avec l'émergence
de la Troisième République instaurée en 1975. Son
adhésion à l'Union européenne en 1981, confirmera
cette stabilisation et inaugurera une ère nouvelle
pour le pays.
Mais,
pour comprendre la Grèce et sa singularité, il ne
faut pas oublier que cette histoire violente et dure a
eu des répercussions sociales majeures sur la
population grecque et que ces événements, qui
restent ancrés dans la mémoire du peuple grec, ont
grandement marqué la culture hellénique moderne.
Ø
Système
politique, constitution et institutions de la Grèce
moderne
La
Constitution grecque de 1975 définit le régime grec
moderne. La Grèce est une République parlementaire.
Le
pouvoir législatif est exercé par le Parlement qui
vote les lois et les rend publiques. Il est composé
de 300 députés élus au scrutin universel direct
pour un mandat de 4 ans. La scène politique est divisée
entre le PASOK (Mouvement socialiste pan-hellénique),
la Nouvelle Démocratie (Parti libéral conservateur),
le KKE (Parti Communiste grec) et le Synaspismos
(Coalition de gauche et du progrès).
Le
pouvoir exécutif revient au Président de la
République (élu tous les 5 ans par le Parlement -
c'est actuellement Konstantinos Stephanopoulos qui
exerce cette fonction) et au gouvernement. Ce dernier
est collectivement responsable de la politique
générale du pays. C'est le Premier ministre qui
dirige les actions du gouvernement ; il a une
place centrale dans le processus de prise de
décisions politiques. Kostas Simitis, chef du PASOK,
est l’actuel Premier Ministre de la Grèce.
Le
pouvoir judiciaire est exercé par des tribunaux aux
compétences civiles, pénales et administratives.
Ø
La
Grèce et l'Union européenne...
La
position géopolitique de la Grèce en fait un élément
majeur de stabilité du monde occidental. Ce dernier
sera donc très vite poussé à vouloir faire de ce
pays un allié (membre de l'OTAN dès 1952, en même
temps que la Turquie). La demande d'adhésion du pays
à la Communauté économique européenne sera prise
en considération dès 1959. La Grèce sera ainsi le
premier pays à signer un accord d'association avec la
CEE en 1961. Mais en 1967, en raison de l'instauration
de la dictature des colonels, et de l'abolition des
institutions démocratiques en Grèce, la marche du
pays vers l'Europe communautaire est suspendue. Cette
pause s'achèvera en 1974 avec la chute de la
dictature.
En
1981, la Grèce devient ainsi le 7ème Etat membre de
la CEE. Cette adhésion permet à la Grèce de
rapidement relever sa situation économique. Elle a bénéficié
de larges soutiens financiers européens pour l'amélioration
de ses infrastructures, ainsi que dans le secteur de
l'agriculture (pour les productions d'olive et de
tabac notamment). Ce dernier secteur, ainsi que celui
du tourisme constituent aujourd'hui les clés d'une économie
grecque saine et dynamique. L'adhésion de la Grèce
à la zone euro confirme cet état de fait. Désormais
la cas grec est, avec ceux de la péninsule ibérique,
l'un des meilleurs exemples du pouvoir de
stabilisation démocratique et de développement économique
induit par l'adhésion aux Communautés européennes.
Cela
se ressent aussi dans les priorités que le
gouvernement grec a voulu donner à sa Présidence de
l'Union européenne qui a débuté le 1er janvier 2003
et s’achèvera le 30 juin 2003. Ainsi, cette
présidence s'installe dans la continuité de la
Présidence danoise (achevée le 31 décembre 2002),
met l'accent sur l'élargissement en suivant le slogan
"Partager l'Avenir autour d'une Communauté de
valeurs".
Symboles
de ce choix:
-
le
logo de la Présidence représentant l'envol d'une
hirondelle qui symbolise la course vers
l'élargissement et le rameau d'olivier de la paix,
soutenus par les étoiles d’or et le bleu
européens
-
la lettre de Kostas Simitis adressée aux
citoyens européens dans laquelle le Premier ministre
grec annonce "Nous
voulons une Europe plus large, meilleure et plus
puissante (...) une Europe profondément démocratique
dans le respect des droits fondamentaux de tous les
citoyens et de tous les groupes sociaux. Une Europe
aux horizons et aux perspectives ouvertes. Une Europe
en tant qu'espace de liberté, de justice et de sécurité
pour tous les citoyens. Une Europe ayant des
institutions bien établies, démocratiquement légitimes
et efficaces tant pour l'élaboration des politiques
que pour la prise de décisions" Lettre de
Kostas Simitis du 13 janvier 2003,
http://www.ue2003.gr/fr/articles/
La
Grèce se concentrera sur plusieurs dossiers: l'élargissement
et la fin des travaux de la Convention sur l'avenir de
l'Europe ; l'emploi et notamment
l'accomplissement des objectifs fixés à Lisbonne en
2000, la sécurité maritime...
Ø
Arts,
Culture
La
dureté de l'histoire grecque a eu pour conséquence
de développer les contributions artistiques helléniques,
notamment au niveau littéraire et musical. Constantin
Cavafis, Nikos Kazantzakis, Georges Séféris (prix
Nobel de littérature 1963), dans la première moitié
du XXème siècle, Vassilis Alexakis et Aris Fakinos,
actuellement, sont des auteurs qui ont marqué le
genre littéraire. En poésie, Yannis Ritsos et Elytis
se sont illustrés par leur grande sensibilité.
Au
niveau musical Hadzidakis (rendu célèbre par
« Les enfants du Pirée », chanson du film
« Jamais le dimanche » interprétée par Mélina
Mercouri) et Mikis Théodorakis (compositeur du thème
musical du film Zorba le Grec) sont ceux qui, par le
biais du cinéma, ont réussi à faire connaître le
style musical grec bien particulier. Imbibé de
consonances orientales au rythme du bouzouki et du
baglama, les voix grecques portent l'auditeur dans un
monde grave et réaliste ou tout au contraire d'une
extrême insouciance.
"Deux grand
cycles ont nourri la musique populaire grecque: le
cycle acritique (IX-XI siècles) qui raconte la vie et
les combats des acrites (les gardes frontaliers de
l'Empire byzantin), et le cycle klephtique qui célèbre
les klepthes, à la fois bandits et héros combattants
l'occupant turc. Dans un style propre à chaque région,
rude dans les montagnes, lyrique dans les îles, la
musique dimotiko reflète la lutte du peuple grec pour
la liberté, ses joies, ses tristesses, ses attitudes
face à la mort. Les chansons du folklore des villes
n'existent plus aujourd'hui (rebetika) mais elles sont
sources d'inspiration pour de nombreux
compositeurs".
Guide
Gallimard, p.72
« C’était
dans ce quartier que du matin au soir nous avons
passé et perdu notre vie ; c’était dans ce
quartier dans l’étroite ruelle que nous avons vécu
cachés, même loin de Dieu ; c’était dans ce
quartier que les peines nous ont étouffées, que nous
avons été emportés et trahis pour une bouchée de
pain »
S’afti ti gitonia (Dans ce quartier), chanson de
Mikis Théodorakis
La
production cinématographique grecque a aussi permis
de transporter une part de la culture hellénique. De
Kakoyannis pour « Zorba le grec », à
« L'éternité est un jour » de Théo
Angelopoulos qui remporta la Palme d'or à Cannes en
1998, en passant par Elia Kazan (« Un tramway
nommé désir », « A l'Est d'Eden »,
« America America »), les metteurs en scène
grecs ont su marquer leur temps.
Ø
Le
retour aux sources: les Jeux Olympiques d'Athènes en
2004
D'après
la tradition antique, les premiers JO eurent lieu en
776 avant JC. Les Jeux se déroulaient alors comme
aujourd'hui tous les 4 ans. Pendant cinq jours, Zeus
l'Olympien était fêté par athlètes et spectateurs
venus de tout le monde grec, au cours de joutes
sportives allant de la course à pied à la course de
chars ou de chevaux, en passant par la lutte, le saut
en hauteur et le pentathlon. Ce n'est qu'au 4ème siècle
après JC que les Jeux Olympiques antiques furent
suspendus à la suite du décret du romain Théodose,
interdisant les rites païens.
Après
15 siècles d’absence, les JO reprennent du service
en 1876. Les premiers Jeux modernes eurent lieu à
Athènes et leur cérémonie d'ouverture se déroula
sur le site antique d'Olympie. Cent trente huit ans
plus tard, Athènes sera de nouveau à l'honneur. La
torche olympique qui portera les messages et valeurs
de ces Jeux représente une
feuille d'olivier symbole de paix. A ce titre, l’année
2004 a été décrétée " Année
européenne du sport ".
Ø
Folklore
et Gastronomie
Le
folklore grec diverge de celui que nous avons
l'habitude de rencontrer en Europe par son fort
ancrage oriental et sa tradition orthodoxe. La plus
grande fête populaire grecque se déroule ainsi à
Pâques. Durant la Semaine Sainte, les processions
avec des cierges aux tailles démesurés et les fêtes
tardives se succèdent. Une tradition bien
particulière réside dans la confection d’œufs
durs teints en rouge pour le mercredi Saint. Il est de
coutume que chaque membre de la famille prenne un œuf
et casse la coquille de celui de son voisin. Le
dernier à posséder un œuf intact aura chance et
joie durant l’année à venir…
La
musique grecque est teintée de l’histoire du pays
et de la mémoire de son peuple. Rien de plus normal
donc que la danse s’y trouve associée de façon si
persistante. Les grecs dansent avec leur âme sur les
rythmes orientaux, comme les danseurs de flamenco. La
plupart des danses s’apparentent à des duels
masculins : à tour de rôle, chaque homme
« montre ce dont il est capable » pendant
que les autres membres de l’assemblée l’applaudissent
agenouillés. Il existe aussi des danses typiques et
locales, dansées par hommes et femmes ensemble et
indistinctement. Le syrtaki demeure un enchaînement
de pas inspiré des danses grecques mais simplement
mis en chorégraphie pour le film « Zorba le
grec ».
La
population se retrouve pour danser dès que le décor
le permet : durant les fêtes locales, mais aussi
dans tous les restaurants et cafés où la musique
« inspire ». Les grecs, comme tous les
peuples méditerranéens, aiment se retrouver au
restaurant tard le soir, surtout pendant les
longues soirées d’été. La journée, ce sont les
cafés qui sont remplis, traditionnellement d’hommes
qui jouent au bagammon ou tournent dans une main le
komboloï (sorte de chapelet qui au fil du temps a
perdu sa signification religieuse pour devenir un
passe-temps) en buvant leur ouzo.
Ø
Le
régime crétois
Des
statistiques médicales démontrent que la population
crétoise souffre moins des maladies
cardiovasculaires, et de cancers du sein et du côlon.
Beaucoup se sont interrogés sur le pourquoi d’une
telle singularité : les spécialistes en sont
venus à décrire l’alimentation comme principal
facteur. C’est pourquoi le régime crétois est
aujourd’hui reconnu à travers le monde comme étant
l’un des plus sains.
Mais,
en quoi consistent les habitudes alimentaires
crétoises ? Les crétois consomment des fruits
et légumes de saison de façon abondante. Ceux-ci
sont assaisonnés d’huile d’olive, dont les
propriétés anti-cancéreuses ont été démontrées
par les plus grands spécialistes. Peu de viandes et
de poissons sont consommés, de même que les produits
laitiers.
Ce
régime est aussi particulièrement lié au climat
crétois fort ensoleillé toute l’année, mais sans
graves problèmes de sécheresse, qui permet aux
habitants de l’île, outre la production de produits
sains et variés, de vivre dans des conditions
particulièrement appréciables.
La
philosophie grecque en quelques clics
C’est
au sein du monde grec que la philosophie ou
« amour de la sagesse » fait son
apparition, en Asie mineure, vers le VIIème siècle
av. JC, pendant la période classique. La naissance de
la philosophie est marquée par l’interrogation sur
la cause ultime du problème du devenir, du
changement. Des origines à la fin de l’époque
classique, on distingue six grandes périodes dans l’histoire
de la philosophie grecque : les présocratiques,
Socrate, les sophistes, Platon, Aristote, et le
philosophes post-socratiques :
http://www.ac-orleans-tours.fr/lang_anciennes/philola/Panorama.htm
http://www.goldtronics45.com/jfbradu/GRECEANTIQUE/themes/philo.htm
http://www.jbphi.com/ref_auteurs/philogrecque_refs/philogrecque.html
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/jb/jb_2922_p0.html
: littérature et philosophie de la Grèce
antique.
Ø
les
présocratiques
Thalès de Milet :
http://philoctetes.free.fr/thales.htm
Pythagore :
http://www.infoscience.fr/histoire/biograph/biograp.php3 ?Ref=54
Ø
Socrate
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Socrate
http://perso.wanadoo.fr/sos.philosophie/socrate.htm
http://www.educnet.education.fr/lettres/lycee/grec/seq2_3gr.htm
http://www.maths.net/philo/socrate.htm
http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/socrate/socrate0.htm
Ø
et
les sophistes
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ni/ni_970_p0.html
http://www.cyberphilo.com/def/sophistes.html
http://www.av-versailles.fr /pedagogi/anti/educatio/edathen2.htm
Ø
Platon
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Platon
http://mper.chez.tiscali.fr/auteurs/Platon.html
Ø
Aristote
http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/aristote.html
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Aristote
Ø
et
les philosophes
post-socratiques
http:/www.ac-orleans-tours.fr/lang_anciennes/philola/Panorama.htm
http://www.goldtronics45.com/jfbradu/GRECEANTIQUE/themes/philo.htm
http://www.jbphi.com/ref_auteurs/philogrecque_refs/philogrecque.html
La
Grèce sur Internet
http://www.ue2003.gr :
le site de la présidence grecque de l’Union
européenne
http://www.amb-grece.fr/presse :le
site de l’ambassade de Grèce en France.
http://www.europole.u-nancy.fr/cce/kiosque/grece.htm :
présentation, histoire, géographie, société,
institutions politiques, presse …
http://hellada.free.fr :
un site sur la Grèce antique.
http://www.grece.infotourisme.com :
le site de l’office national hellénique du
tourisme.
http://www.la-grece.com :
un site pour les touristes sur le départ.
Delphine
Lemarinier
*
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Des
nouvelles de la Convention pour l’avenir de l’Europe
A
propos de la
nature de l’Union, une minorité d’intervenants
s’est clairement prononcée contre le maintien du
terme « fédéral » dans l’article 1 de
la Constitution. Certains conventionnels faisaient
notamment remarquer que ce terme pouvait choquer dans
certains pays et proposaient d’y substituer l’expression
« méthode communautaire ». Cependant,
comme l’a souligné le député européen Olivier
Duhamel, seuls 15% des conventionnels voulaient
supprimer ce mot qui pouvait par conséquent être
accepté par la majorité.
Les
interrogations concernant les
valeurs de l’Union ont également été
nombreuses, notamment sur la question de savoir quel
statut accorder à la Charte
des droits fondamentaux dans le projet de
Constitution. Le Président de la Convention, Valéry
Giscard d’Estaing, a proposé qu’elle constitue la
seconde partie du volet constitutionnel.
La
question controversée d’une référence
aux valeurs religieuses a aussi donné lieu à
des vues très tranchées. Les Eglises chrétiennes
qui militent en faveur d'une telle référence dans la
future Constitution disposent de soutiens nombreux et
diversifiés au sein de la Convention. Les partisans
d'une référence religieuse dans la Constitution se
retrouvent dans les rangs des conventionnels italiens,
slovaques ou luxembourgeois. Mais c'est surtout la
Pologne qui, comme le souligne Jean Quatremer, "comme
un seul homme, s'est rangée derrière le Saint-Siège"
(Libération du vendredi 28 février 2003). Le débat
s'est ainsi cristallisé autour de l'article 2
consacré aux valeurs de l'Union. Et comme le fait
remarquer Jonathan Faull (porte-parole de la
Commission), ce débat revêt également une dimension
juridique. En effet, une référence aux valeurs
religieuses intégrée dans la Constitution "aura des conséquences importantes sur l'interprétation des textes
européens. Il
ne s'agit donc pas seulement d'un débat philosophique"
(Jonathan Faull, cité par Jean Quatremer dans
Libération du 28 février 2003). Les défenseurs de
la laïcité estiment, quant à eux, avec Louis
Michel, le Chef de la diplomatie belge, que : "l'Europe
n'est ni monoreligieuse, ni monoculturelle"
et que "son
modèle est fondé sur l'Etat impartial"
(Louis Michel cité par Jean Quatremer, Libération du
28 février 2003). Dominique de Villepin et Ana de
Palacio, par exemple, ont fait savoir que, selon eux,
une référence aux valeurs religieuses dans le futur
traité n’était pas souhaitable.
D’autre
part, l’adoption le 14 janvier dernier de la
« contribution franco-allemande sur l’architecture
institutionnelle de l’Union » a été perçue
comme un tournant dans les travaux de la Convention.
Une grande partie des propositions franco-allemandes
est soutenue par de nombreux représentants. L’idée
d’un poste
fixe de président du Conseil européen, au lieu
de l’actuelle présidence semestrielle tournante,
est par contre rejetée par la majorité des
conventionnels issus des petits pays. Cela
institutionnaliserait, selon eux, une
« cohabitation à la française ». Mais
surtout, l’équilibre entre la Commission et le
Conseil européen risquerait d’être rompu au profit
de ce dernier. Or, pour ces pays, l’exécutif
européen incarné par la Commission est perçu comme
une protection contre la volonté dominatrice ou
supposée telle des grands Etats. Seize d'entre eux se
sont ligués pour rendre publique, vendredi 4 avril,
une contribution signée des représentants de leurs
gouvernements. Cette contribution souligne leur
attachement à la présidence tournante du Conseil
européen et leur refus d'une présidence permanente
souhaitée par les "grands pays". Ces seize
pays appartiennent à l'Union actuelle ou s'apprêtent
à la rejoindre (Chypre, Hongrie, Danemark, Autriche,
Suède, Lettonie, République tchèque, Slovaquie,
Bulgarie, Portugal, Lituanie, Estonie, Irlande,
Slovénie, Malte et Finlande) (Le Monde du 7 avril
2003).
Enfin,
l’attitude des Etats membres dans la crise
irakienne est en contradiction avec l’article
14 de la future Constitution qui stipule :
« Les
Etats membres appuient activement et sans réserves la
politique étrangère et de sécurité commune de
l’Union dans un esprit de loyauté et de solidarité
mutuelle. Ils s’abstiennent de toute action
contraire aux intérêts de l’Union ou susceptible
de nuire à son efficacité ». La crise
irakienne, en mettant en évidence les divisions de l’Europe,
porte un coup aux ambitions des Quinze de parler d’une
seule voix. Même si, dans un premier temps, il semble
que cette crise rende plus difficile le travail de la
Convention, il se pourrait qu’elle constitue par la
suite une incitation
supplémentaire à une coordination plus
poussée dans le domaine de la politique étrangère.
Le
document final, synthèse des travaux des différents
groupes de travail de la Convention, devrait être
remis aux chefs d’Etat et de gouvernement en juin
2003 à Thessalonique. Ce sont eux
qui décideront ensuite lors d’une
Conférence intergouvernementale (CIG) de l’adoption
formelle du projet de Constitution qu’ils
soumettront ensuite à la ratification dans l’ensemble
des pays de l’Union. Le nouveau traité
constitutionnel sera appelé à se substituer aux
différents traités -traité de Rome, Acte unique,
traités de Maastricht, d’Amsterdam puis de Nice-
qui se sont superposés et complétés depuis 1957.
La
signature des traités d'adhésion des 10 nouveaux
membres lors du sommet d'Athènes, le 16 avril dernier
a été l'occasion pour Valéry Giscard d'Estaing de
présenter l'état d'avancement de ce vaste chantier.
Cette présentation constituait même l'unique ordre
du jour du Conseil européen du 16 avril. Ce fut également
une occasion unique pour Valéry Giscard d'Estaing
"d'écouter
les chefs d'Etat et de gouvernement avant d'engager le
sprint final vers la mise au point d'un projet de
constitution pour l'Europe élargie" (Pierre
Bocev, Le Figaro du 16 avril 2003). Le sommet d'Athènes
offrait ainsi pour la première fois aux chefs d'Etat
et de gouvernement l'opportunité de débattre entre
eux des travaux de la Convention.
A
l’issue de ce sommet, seul un seul point de
consensus semble se dégager. La nomination d’un
Ministre des affaires étrangères de l’Union semble
en effet faire l’unanimité. Mais en dehors de cela
de nombreuses divergences subsistent dont la plus
importante reste celle qui oppose les
« petits » et les « grands »
pays au sujet d’une présidence tournante ou de la
désignation d’une présidence stable.
La
question des conséquences pour un Etat membre de ne
pas ratifier un traité, et en particulier la nouvelle
constitution, continue de faire l'objet de
controverses. Valéry Giscard d'Estaing envisage une
"clause de sortie", une procédure
permettant à un pays de quitter l'Union.
L'intégration
dans la future Constitution d'avancées significatives
en matière de politique étrangère commune semblent
quant à elle fortement compromise par la crise
irakienne. On estime en effet qu'il faut au préalable
que les Vingt-Cinq réfléchissent sur la nature du
lien transatlantique et donc sur l'identité européenne
(Jean Quatremer, Libération du 16 avril 2003).
Ces
dernières semaines, Valery Giscard d’Estaing n’avait
pas exclu de prolonger de quelques semaines les
travaux de la Convention afin de « peaufiner
certains articles ». Cependant lors du sommet d’Athènes,
il a été décidé que le projet de Constitution sera
présenté aux chefs d’Etat et de gouvernement le 20
juin à Thessalonique comme prévu initialement. En
effet, le risque qu’un retard dans les travaux de la
Convention fasse « boule de neige » était
important. Les Etats membres avaient fait savoir qu’ils
souhaitaient disposer d’un laps de temps suffisant
pour pouvoir discuter les résultats de la Convention
avant la CIG de décembre 2003. Quatre Etats membres
(Suède, Finlande, Danemark et Grande-Bretagne) et six
pays candidats (Pologne, Hongrie, Slovaquie,
République tchèque, Lituanie et Lettonie) ont en
effet réclamé un "délai
de réflexion" "entre la fin de la
Convention et le début de la CIG afin de pouvoir
"assimiler
et discuter" ses résultats.
* *
*