|
2006
: Année européenne de la mobilité professionnelle
La Commission
européenne a proclamé 2006 « Année européenne de la
mobilité professionnelle ». Il s’agit de la première année
européenne axée à la fois sur des questions de mobilité et de
travail. Travailler dans un autre pays ou un nouveau secteur
d’activité donne la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences
et expériences, ce qui profite aux travailleurs comme à leur
employeur.
Les chiffres
actuels montrent que très peu d’Européens travaillent à l’étranger.
Le pourcentage des Européens résidant dans un pays de l’Union
autre que leur pays d’origine s’est durablement inscrit aux
alentours de 1,5% au cours des trente dernières années.
Sur le budget
de 6 millions d’euros prévu pour cet événement, environ 4,3
millions seront consacrés à des projets de sensibilisation à la
mobilité, lesquels devront être présentés dans le cadre d’un
appel à propositions, lancé en septembre 2005. Le reste de
l’enveloppe sera utilisé pour des manifestations de grande
envergure, comme la conférence de Vienne sur la mobilité, en juin,
ou la « Job Fair Europe », en septembre, qui prévoit
l’organisation de foires professionnelles dans quelque cent villes
européennes.
Un mini documentaire sur la mobilité en Europe
Un
partenariat Association Jean Monnet/Conseil régional d’Ile-de-France
Ce documentaire de 13 minutes illustre à travers le portrait de deux étudiants
français le thème de la mobilité en Europe. Cindy et
Steven, jeunes franciliens en formation professionnelle dans
le domaine hôtellerie, ont décidé de tenter l’aventure.
Dans le cadre d’un projet financé par la région d’Ile-de-France,
ils partent travailler un mois en Italie. Ce documentaire est
remis aux équipes éducatives en formation à la Maison de
Jean Monnet en plus des autres outils pédagogiques (kit et
animation européenne) dans le cadre des conventions qui nous
lient au Conseil régional d’Ile-de-France. Après « Juliette
au Pays de l’Europe », documentaire « historique »
visant à revenir sur les origines de la construction européenne,
« Cindy et Steven » permet de disposer d’un
document vidéo comprenant des témoignages concrets de jeunes
ayant expérimenté la mobilité en Europe. Ce type de
document est actuellement inexistant et pourtant parfois décisif
pour susciter l’envie de partir.
Le
Programme Leonardo da Vinci en 2005
Destiné à
favoriser l’émergence d’un marché européen de l’emploi, le
programme Leonardo da Vinci donne la possibilité aux personnes en
formation professionnelle d’obtenir une bourse pour effectuer un
stage dans un autre pays européen. En 2005 (1),
il a permis de financer 3015 projets de mobilité professionnelle,
soit près de 70 000 stages effectués à l’étranger (avec
une moyenne de 23 stagiaires par projet).
ü
La progression des boursiers depuis 2000
-
Tous les publics de formation professionnelle sont
concernés par le programme Leonardo : élèves de formation
initiale, étudiants à la recherche d’un stage pendant leurs études,
nouveaux diplômés ou jeunes actifs.
-
Doté en 2005 d’une enveloppe de 120 millions
d’euros, ce programme connaît un succès croissant : le
nombre de boursiers est passé de 37 000 pour l’année 2000
à 68 000 en 2005. Au total, pendant cette période, près de
300 000 personnes ont pu bénéficier d’une bourse Leonardo.
La France, avec 31 145 boursiers en 5 ans (6 845 en 2005)
est le deuxième pays bénéficiaire du programme après
l’Allemagne (52 689 boursiers en 5 ans et 10 880 en
2005)
ü
Près
de la moitié des bénéficiaires sont des jeunes en formation
initiale
-
En 2005, près de la moitié des bénéficiaires (31 000)
seront des jeunes en formation initiale. Ils partiront entre 3
semaines et 9 semaines dans une entreprise ou dans une institution
de formation professionnelle à l’étranger. 12 000 étudiants
(20%) effectueront un stage dans une entreprise pour une période de
3 à 12 mois. Les jeunes actifs et les nouveaux diplômés (11 800)
partiront entre 2 et 12 mois.
-
Le programme Leonardo soutient aussi les échanges
d’expériences entre le monde de la formation professionnelle et
le monde des entreprises. Ainsi, près de 11 800 responsables
de ressources humaines, spécialistes en orientation
professionnelle, formateurs et tuteurs linguistiques profiteront de
bourses d’échanges pour des rencontres de travail avec des
homologues d’autres pays pendant une période d’environ une à
six semaines.
-
Depuis janvier 2005, les qualifications et les compétences
acquises lors d’un stage du programme Leonardo pourront être
validées, sous certaines conditions, dans les trente et un pays
d’origine des stagiaires (2), par
l’EUROPASS (le passeport européen pour la qualification
professionnelle).
(1)
Chiffres
publiés par la Commission européenne le 8 juillet 2005
(2)
Les
25 pays de l’UE, les pays de l’Espace économique européen
(Islande, Lichtenstein, Norvège) et les trois candidats à l’adhésion
à l’UE (Bulgarie, Roumanie, Turquie).
Pour en savoir plus :
http://europa.eu.int/comm/education/programmes/leonardo/leonardo-fr.html
L'utilisation
d'internet dans l'Union européenne
Selon une étude
publiée par Eurostat en mai 2005, 47% des particuliers âgés de 16
à 74 ans et 89% des entreprises utilisaient internet début 2004
dans les vingt-cinq pays de l’Union européenne.
La moitié des
citoyens européens (de 16 à 74 ans) a utilisé internet en 2004 :
-
Durant le premier trimestre 2004, les plus hauts
niveaux d’utilisation d’internet par des particuliers ont été
enregistrés en Suède (82%) et au Danemark (76%). Les taux les plus
bas ont été observés en Grèce (20%) et en Hongrie (28%).
-
Début 2004, la proportion d’hommes utilisant
internet (51%) était en moyenne supérieure à celle des femmes
(43%). Cette tendance se retrouvait pratiquement dans tous les Etats
membres à l’exception de l’Estonie, de la Lettonie, de la
Lituanie et de la Finlande où l’utilisation était sensiblement
la même chez les hommes et les femmes.
-
Par ailleurs, la proportion de ménages disposant
d’une connexion haut débit était la plus forte au Danemark
(36%), en Finlande (21%) et en Estonie (20%).
-
Dans l’ensemble de l’UE à vingt-cinq, les trois
quarts des jeunes âgés de 16 à 24 ans ont utilisé internet au
cours du premier trimestre 2004 (hommes 76%, femmes 74%). Plus de la
moitié des personnes âgées de 25 à 54 ans l’a utilisé (homme
57%, femmes 51%) et un quart au moins des personnes âgées de 55 à
74 ans (hommes 26%, femmes 16%).
Etude réalisée
à partir des informations disponibles au cours du premier trimestre
2004 sur Eurostat, Office statistique des Communautés européennes.
Pour
en s
avoir
plus : http://europa.eu.int/comm/eurostat/
Les
jeunes Européens-France, une université d'été riche en projet
Les Jeunes Européens France, branche
jeune du Mouvement européen France, ont organisé leur université
d’été à Bordeaux cette année. Du 15 au 18 septembre derniers,
près de 100 jeunes se sont réunis autour du thème « L’odyssée
continue » pour montrer leur volonté forte de faire rebondir
le débat européen en France après le référendum négatif sur le
Traité constitutionnel européen.
Les adhérents, venus de toute la France,
ont orienté leurs débats autour de deux thèmes centraux :
-
après
le Traité constitutionnel, quel est l’avenir des institutions
européennes et quels sont les combats à mener dans la perspective
d’une Constitution fédérale pour l’Europe ?
-
Quel
rôle les associations de jeunes peuvent-elles jouer dans la
promotion de ce nouveau débat ?
Pour
favoriser les discussions, de nombreuses activités ont été
organisées, que ce soit sous la forme de conférences réunissant
différents acteurs européens, de groupes de travail ainsi que des
actions « Europe à l’école » et des actions de rue
consistant à aller à la rencontre du grand public, afin de
l’informer sur l’Union européenne.
Enfin, les Jeunes Européens ont escaladé
la Dune du Pyla pour y planter symboliquement les drapeaux européen
et fédéraliste.
Vous
pouvez retrouver le programme et le compte rendu de l’université
d’été sur le site des Jeunes Européens : www.jeunes-europeens.org
Pour
2005-2006, les Jeunes Européens souhaitent renforcer leurs actions
de réflexion via la constitution de nombreux groupes de réflexion
et d’un nouveau magazine en ligne, ainsi que leurs actions de pédagogie,
à destination du public scolaire notamment.
En
effet, dans le cadre du programme « Europe à l’école »,
les Jeunes Européens ont mené plus de 200 interventions au premier
semestre 2005 et ce programme s’est aujourd’hui doté
d’affiches, de fiches techniques, d’un dépliant de présentation
et d’un site web sur lequel vous pouvez retrouver l’ensemble de
ces outils : www.europe-ecole.fr.
Dans
le prolongement de cette opération, les Jeunes Européens réfléchissent
aussi au lancement d’un concours européen à destination du
public scolaire.
Pour
plus de renseignements, contactez Jessica Pennet, à president@jeunes-europeens.org.
|